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50 bougies pour le Collège de Maisonneuve

Depuis 1967, année d’ouverture du Collège de Maisonneuve, le campus principal a quadruplé et l’école s’est agrandie sur deux nouveaux terrains. Cinq fois plus d’étudiants usent aujourd’hui leur pantalon sur les chaises de ce cégep, soit 6 500 cette année.

Ce beau monde est dispersé dans les six programmes préuniversitaires et les quinze programmes techniques offerts par l’école. Maisonneuve, c’est aussi trois centres de recherche (IRIPI, ITÉGA et CÉPROCQ), des services aux entreprises et des projets locaux et internationaux.

Selon la conseillère à la mobilité étudiante, Mireille Poulin, le Collège se démarque par ses stages et autres opportunités à l’étranger. Elle croit ces expériences particulièrement enrichissantes pour les cégépiens qui, bien souvent, vivent encore chez leurs parents et ont très peu voyagé.

« Ça leur permet de gagner beaucoup en autonomie et en compétences de gestion de projet que de faire des levées de fonds pour récolter l’argent nécessaire à leur voyage », soutient Mme Poulin.

Dix-sept projets sont à la disposition de la communauté de Maisonneuve. Par exemple, Liaisonneuve, comité étudiant de solidarité internationale, permet depuis 24 ans aux intéressés de faire un stage d’initiation à la coopération internationale au Nicaragua perdant six semaines. Nouvellement, les étudiants en sciences humaines peuvent participer à un stage de simulation à l’Organisation des Nations Unies à New York. Les cours d’éducation physique peuvent être remplacés par une randonnée pédestre dans les Alpes. Des séjours linguistiques et culturels en anglais, allemand, italien et espagnol se donnent partout dans le monde et de nombreux stages, des États-Unis au Maroc, sont disponibles.

Si aujourd’hui il est assez commun de flirter avec le reste du monde pendant son parcours scolaire, Mme Poulin soutient que le Collège de Maisonneuve a été pionnier dans ce domaine.

« On a clairement une volonté de s’ouvrir sur le monde, d’aller voir ailleurs, d’être confronté à d’autres visions », note la conseillère à la mobilité étudiante.

Une photo du Collège Sainte-Croix qui est devenu Maisonneuve en 1967

D’étudiants à professeurs

Il y a près de 20 ans, Mireille Poulin s’inscrivait à Maisonneuve en sciences humaines. À 19 ans, elle participait à la cinquième édition de Liaisonneuve. Cette expérience l’a marquée et en 2008, munie d’un diplôme en anthropologie, elle frappe à nouveau à la porte du Collège afin d’y assumer le travail de chargée de projet pour les programmes de mobilité étudiante.

« Il y a un fort sentiment d’appartenance ici. Dans mon service, quatre employés sur six sont des anciens étudiants», remarque Mme Poulin.

L’anthropologue compare le cégep à une ville où on trouve de tout : spécialités, dynamiques et générations différentes. Elle se rappelle avoir croisé une de ses anciennes professeures qui s’était exclamée, en la reconnaissant : « tu étais dans mon premier, premier cours ! »

Jean-Félix Chénier, enseignant en science politique, a le même type de parcours. Avec, à l’époque, une tante directrice des Services aux étudiants et à la communauté du Collège et un père professeur en philosophie à Maisonneuve, ça lui semblait logique et naturel de faire ses études là-bas. Croyant être fait pour le théâtre ou la littérature, il s’est découvert une passion pour la science politique grâce à un professeur du Collège.

« C’est aujourd’hui ce que j’essaie de faire, créer un intérêt pour la politique chez les autres », explique M. Chénier.

C’est à Maisonneuve qu’il souhaite le faire, motivé par l’autonomie et le travail d’équipe possible au Collège.

« J’ai des patrons avec qui je m’entends bien et des collègues que je respecte beaucoup. Ça change la donne », confie le professeur de science politique.

Les célébrations

Maisonneuve célèbre son demi-siècle d’août à novembre avec trois festivités : le déjeuner de la rentrée, la grande fête de la rentrée et l’OSM célèbre les 50 ans des cégeps.

Si les deux premiers événements sont du passé, l’OSM soulignera les 50 ans des premiers cégeps à la Maison symphonique de Montréal le 30 novembre prochain. Koriass, Vincent Vallières, Yann Perreau et bien d’autres seront de la partie.

A propos Daphné Ouimet-Juteau

Daphné Ouimet-Juteau

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