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Alexandre Leduc portera les couleurs de Québec solidaire dans Hochelaga-Maisonneuve

Jeudi le 12 avril dernier, les militants de Québec solidaire de la circonscription Hochelaga-Maisonneuve ont choisi Alexandre Leduc pour les représenter lors des prochaines élections provinciales. C’est la troisième fois que le jeune père de famille tentera de se faire élire sous la bannière de ce parti.

Philippe Bourdeau, un programmeur de 35 ans, a toujours voté pour Québec solidaire depuis qu’il en a l’âge. C’est seulement récemment qu’il a décidé de prendre sa carte du parti. « Ça m’indigne de voir comment le Québec est géré actuellement », affirme-t-il. Il veut maintenant s’impliquer plus activement pour QS.

Des militants comme lui, la Brasserie des Patriotes située en plein cœur du quartier Hochelaga-Maisonneuve en est remplie à craquer. Le bar dépasse clairement sa capacité maximale. Plusieurs personnes doivent rester debout, l’ambiance y est suffocante et se procurer une bière se révèle une tâche herculéenne. Malgré tout, ils sont plus de 250 à être venus appuyer la candidature de l’ancien étudiant en histoire de l’UQAM, Alexandre Leduc.

Victoire sans combat

L’investiture d’Alexandre Leduc est une formalité. Sans rival, l’aspirant député solidaire l’emporte avec 100% des voix. On sent toutefois que la soirée a un autre objectif : galvaniser les troupes.

Le message est clair : « Une élection, ça se gagne sur le terrain », lance la députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé avec sa fougue habituelle.

Dans un discours de victoire senti, le syndicaliste fait un appel à la mobilisation. Son allocution fait mouche et les militants, comblés, le gratifient d’une ovation debout.

Le candidat vedette de Québec solidaire dans Rosemont et ancien chroniqueur de La Presse, Vincent Marissal, était présent lors de la soirée. Il n’a cependant pas été invité à faire un discours. « Vous devez être trop fatigué ! », lui lance en blague l’animatrice de la soirée.

Crédit photo: Royal Photo

Un débat qui traîne en longueur

Le débat sur les signes religieux a récemment refait surface dans l’espace public lorsque l’étudiante du collège Ahuntsic, Sondos Lamrhari, a affirmé vouloir conserver son voile lorsqu’elle deviendra policière.

Questionné à ce sujet, Alexandre Leduc déplore que le débat n’ait pas été réglé bien avant. « Il aurait fallu appliquer les recommandations du rapport Bouchard-Taylor », soutient le candidat.

Celui-ci croit qu’on devrait dès maintenant interdire les symboles religieux pour les représentants de l’État exerçant une autorité coercitive : les juges, policiers, gardiens de prison, etc. Alexandre Leduc estime toutefois qu’il faut faire preuve de souplesse dans l’application de cette mesure. « Si Sondros Lamrhari devient policière et soumet une demande d’accommodement raisonnable, on gérera la question à ce moment-là », explique-t-il.

Il rappelle aussi que le parti s’est récemment prononcé sur le salaire maximum. « Cette annonce a malheureusement été peu couverte », se désole le candidat. Québec solidaire veut en effet plafonner le salaire des dirigeants d’entreprises qui reçoivent de l’aide de l’État à 30 fois le salaire de leurs plus bas salariés. Une mesure nommée la « clause Bombardier ».

Cette fois, c’est la bonne !

Alexandre Leduc profite également de la soirée pour annoncer les dossiers qu’il veut mettre de l’avant durant la campagne : le transport en commun, la santé, l’éducation, les soins dentaires, le logement, etc.

Après deux défaites – en 2012 et en 2014 – contre la députée péquiste, Carole Poirier, il est confiant que la troisième fois sera la bonne. « Hochelaga a toujours été une association assez active. Mais on n’a jamais eu une grosse organisation comme celle-là avec autant de militants, » s’étonne le candidat solidaire.

A propos Thomas Laberge

Thomas Laberge
Habitant dans Hochelaga depuis 3 ans, Thomas Laberge a quitté son Saguenay natal pour faire ses études à l’UQAM. Après sa maîtrise en science politique, il se tourne vers le journalisme. S’intéressant aux multiples aspects de la vie en société, il cherche maintenant à voir comment le journalisme peut être la continuation de la politique par d’autres moyens.

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