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Carole Poirier, une « fille d’Hochelaga »

En vue des élections provinciales du 1er octobre, QuartierHochelaga.com a rencontré les principaux candidats qui se disputeront la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve soit la péquiste Carole Poirier, le solidaire Alexandre Leduc, la caquiste Sarah Baumier et le libéral Julien Provencher-Proulx. Notre série de portraits débute avec l’élue sortante Carole Poirier.

Née dans Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, députée de la circonscription depuis 2008 sous la bannière péquiste, a toujours été impliquée dans le quartier. Suivant l’exemple de ses parents, Mme Poirier se reconnaît comme « une fille du coin et du communautaire », ayant été, entre autres, vice-présidente fondatrice du Club optimiste Hochelaga ainsi que Membre du conseil d’administration du Centre communautaire Hochelaga.

Elle souhaite obtenir un quatrième mandat pour les mêmes raisons qui l’ont poussée à se présenter il y a dix ans : offrir plus de services aux gens du quartier et redorer l’image d’Hochelaga. Carole Poirier croit que le quartier est souvent laissé de côté et déplore son haut taux de criminalité et de pauvreté par rapport aux autres circonscriptions. La péquiste ajoute toutefois que c’est justement ses réalités particulières et ses défis qui donnent sa couleur à Hochelaga. Elle est particulièrement fière de la présence importante des organismes communautaires qui créent un « filet » pour les Hochelagais. « Moi, mon quartier, j’y vois les belles choses. Je ne me cacherai jamais de l’habiter, je n’en ai jamais eu honte », assure Mme Poirier.

Une politicienne tenace

La députée péquiste explique avoir « organisé sa vie » depuis dix ans autour de son poste d’élue. « J’ai pris beaucoup de responsabilités, ça veut dire que je prends ça au sérieux », souligne-t-elle en faisant référence à sa présence sur le terrain ainsi qu’à l’Assemblée nationale entre autres à titre de leader de l’opposition officielle.

Si Mme Poirier soutient que les élus ont deux choix, traiter les différents enjeux de façon superficielle ou en profondeur, elle se réclame du deuxième. « Je fais le tour de toutes les facettes des enjeux. Je cherche à consulter, à rencontrer les gens. Je suis une joueuse de ligne de front, pas de banquette », précise Carole Poirier. La péquiste soutient également que sa connaissance des gens et du quartier l’aide dans ses fonctions, puisqu’elle s’informe à la source plutôt qu’à travers des rapports. Elle se décrit comme « fatigante », ne lâchant pas le morceau quitte à relancer chaque jour les élus sur un enjeu. Elle estime travailler 80 heures par semaine avec son équipe, mais considère que « ça vaut le coût ».

Carole Poirier. Crédit photo : Jean-Pierre Martel

Bilan

Carole Poirier se dit fière du bilan de son dernier mandat. Quatre des sept projets de loi qu’elle a déposés ont été repris par le gouvernement, soit ceux proposant des congés parentaux pour les élus municipaux, d’interdire les manifestations aux abords des cliniques d’avortement, de donner aux villes le pouvoir d’adopter des règles d’inclusion pour les logements sociaux et de déclarer le mois d’octobre comme mois du patrimoine hispanique.

Elle estime également avoir atteint ses objectifs en matière d’éducation, notamment par la rénovation et reconstruction des écoles contaminées de la rue Adam. « Avoir des écoles dignes, dont on peut être fier, c’est le minimum », juge Carole Poirier. Elle mentionne également l’injection de 35 millions de dollars dans le programme de l’École Irénée-Lussier qui aide l’insertion dans la société des élèves de 12 à 21 ans ayant une déficience intellectuelle moyenne, sévère ou profonde. « Ce sont des changements de société qui ne font pas toujours les médias nationaux, mais qui changent des vies », souligne Mme Poirier.

Les enjeux de la campagne

Pour faciliter l’accès aux soins de santé dans la circonscription, enjeu majeur de la campagne, Carole Poirier revendique l’arrivée de nouveaux médecins ainsi que de nouvelles super infirmières au CLSC du quartier. « On peut avoir un impact direct sur le problème très rapidement », affirme la députée. Mme Poirier demande également plus d’argent pour les organismes communautaires d’Hochelaga-Maisonneuve. Elle soutient que bien que le coût de la vie ait monté, le montant versé aux organismes est, lui, resté stable. L’implantation de nouveaux logements sociaux ainsi que l’éducation sont aussi dans ses priorités.   

A propos Daphné Ouimet-Juteau

Daphné Ouimet-Juteau

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