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Ce n’est qu’un au revoir les amis / La chronique de Léopol Bourjoi


Il n’y a jamais eu de combat entre le bien et le mal. Depuis que l’humain vit dans des sociétés trop complexes pour ses capacités, cela a toujours été un combat entre la vie et la cupidité, la liberté d’être et le pouvoir politique.   Bourjoi 2015

Tristement,  QuartierHochelaga fermera ses portes bientôt.

Cela a été pour moi un privilège d’y publier mes textes sous la chronique Trois doigts en plus.

En écrivant pour QuartierHochelaga, j’ai fait une réjouissante expérience d’écriture citoyenne en toute liberté de pensée.

Mais ce n’est pas par hasard. C’était et c’est toujours par nécessité.

  • Il y a peu à comprendre du concept de liberté si l’on ne fait pas référence à la biologie et à l’évolution de tout ce qui vit. La liberté en ce sens est la possibilité d’accéder soi-même à ce qui permet de rester en vie sans entraves.

J’étais âgé d’un peu plus de dix ans lorsque ma famille a été déplacée de force dans le quartier Hochelaga. À douze ans, j’étais un enfant bousculé de toutes sortes de manières. Cela a durant quelques années fait de moi un enfant, moralement et intellectuellement, timide et complexé.

Dès ce jeune âge, les circonstances m’ont amené à découvrir que par la lecture de livres sur des sujets difficiles écrits par des auteurs de grande intelligence plutôt que des romans, je pouvais dénicher les formules et les remèdes permettant de s’occuper des maux dont ma famille et moi étions, sans vraiment en percevoir les propriétés, les incessantes victimes.

            Ma mère n’avait jamais fréquenté l’école, ne serait-ce qu’un seul jour, et mon père, qui venait pourtant d’un milieu francophone, avait terminé sa scolarité en 6e année du primaire à l’école anglaise. Que je choisisse d’étudier les sciences et la technologie, les théories dites atomistes, l’archéologie, la psychologie ou de nombreux autres sujets, j’étais livré à moi-même.

Je devais me débrouiller seul pour vulgariser des sujets plus ardus les uns que les autres. Je ne savais pas à l’époque que cela était la nature même de la forêt de savoirs que j’aurais à  défricher. À cet âge, je croyais vraiment que cela était au-dessus des capacités intellectuelles d’un fils d’ouvriers comme moi. Ce qui n’empêcha pas, que contrairement à mes amis du quartier, j‘acceptais tout de même assez mal le sombre regard que le monde posait sur nous. En effet, on entendait couramment affirmer que nous étions nés pour un petit pain.

  • L’émergence est un mouvement essentiel au rester en vie.

Lire et comprendre mes lectures me semblait si essentiel que c’était comme si ma vie en dépendait. Heureusement, je n’avais pas, à l’extérieur de l’école, d’examens à réussir, d’enseignante ou d’enseignant à plaire.

Ce que j’apprenais n’avait pas à se limiter à quelques réponses étroitement contrôlées. Hors des institutions, les réponses apportées aux questions du réel ne sont pas des questions et des réponses basées uniquement sur l’autorité de l’émetteur.

En fait, cela fait une grande différence de mesurer les connaissances à l’aune du réel plutôt qu’à leur réputation. Cela revient à mesurer un arbre aux qualités de ses fruits plutôt qu’à la réputation de la marque ou simplement sa quantité.

Je cherchais avec beaucoup d’intensité et de concentration à accéder à ce monde de sens, de raison et d’intelligence qui était forcément éloigné du monde social et intellectuel dans lequel notre milieu social, ma famille et moi étions engloutis.

Je voulais comprendre ce qui avait provoqué mon infirmité. Je voulais examiner en profondeur les motivations derrière l’opprobre social qui s’exprimait de toutes sortes de manières envers mes parents, surtout ma mère, qui était pourtant d’une humanité sans bornes. J’avais à décoder les justifications des sévices que je subissais : d’où venait l’humiliation de mon milieu social alors qu’il n’était que laborieux? Comment se faisait-il que le shérif de la ville se fût emparé du fruit du travail de mon père alors qu’il n’y avait de la ville qu’un mauvais chemin de terre et de gravier passant devant notre porte? D’où venait qu’un homme, somme toute semblable à n’importe quel autre, avait le droit de priver une famille du fruit de leur travail, de leurs rêves et de leur projet de vie? N’était-il pas le résultat de l’évolution naturelle de tout ce qui vit, sans en comprendre la finalité comme tous les autres? Comment se fait-il que cette ignorance ne l’incitât pas à faire montre d’une certaine prudence morale et éthique?

  • Plus l’ombre est épaisse, plus la lumière doit être vive.

L’infirmité, la maladie, les injustices, la brutalité du monde humain étaient à comprendre.

            Ce feu inextinguible m’habite toujours. Il a marqué profondément ma recherche artistique, qui ne peut se limiter à faire du beau ou à se conformer à l’école de pensée la plus en vogue.

Chacune de mes œuvres doit représenter une somme de sens, comme chacun des milliers d’ouvrages que j’ai lus qui doivent occuper le dessus de la pile en donnant du sens à tout ce qui a été fait, ce qui a été lu et pensé auparavant.

J’ai commencé à écrire pour QuartierHochelaga pour le dire, pour raconter dans mes textes ce qu’on ne m’avait pas enseigné à l’école ou à l’université, ce qu’on ne lit jamais dans les journaux ou qu’on ne voit jamais à la télé. Des concepts, des idées, des manières de voir qu’on n’entend jamais sortir des bouches claironnant d’autorité leur méconnaissance du monde en dehors de leurs cercles d’intérêts.

J’ai à montrer les éclatantes pépites de savoir et de science qui transcendent tous les effets de mode, qui brillent sur les rayonnages les plus innovants des bibliothèques en attendant qu’on les sorte de l’ombre.

Il est de bon ton de nous moquer de ceux qui croient toujours que la Terre est plate. Lorsqu’on considère ce qui est arrivé au monde de progrès promis par la science techniciste, je les comprends de douter.

Henry-David Thoreau disait ceci : « Soyez un Colomb pour tous nouveaux continents et mondes en vous, à l’ouverture de nouvelles voies, pas de commerce, mais de la pensée[1]. »

Nous devons vaillamment, consciemment, par respect pour des esprits exceptionnels comme celui d’Henri-David Thoreau, imiter Christophe Colomb. Non pas dans sa réussite sociale et matérielle qui a été catastrophiquement mortelle pour des milliers de Sud-Américains dont il a fait des esclaves, mais bien dans sa quête, jusqu’à réaliser que les principes, concepts et structures dont nous faisons usage aujourd’hui nous viennent des affabulations imaginaires qui n’étaient basées sur aucun savoir que nous qualifierions aujourd’hui de scientifique.

La surprise est grande d’apprendre que les réponses apportées aux problèmes du monde dans le passé n’ont été qu’affaire d’émotions, d’opinions, d’imagination, d’autorité, parfois d’intuitions magistrales, mais rarement le résultat d’une connaissance véritable du réel qui se fait depuis des centaines de millions d’années sans nous.

Cela ne fait que quelques dizaines d’années qu’en surgissant l’un après l’autre, certains savoirs dans des domaines restreints sont rationnellement et objectivement de nature vraiment scientifiques.

  • Si la nature avait fait usage des principes économiques en usage dans notre monde, il ne resterait de la nature que des montagnes de sable charrié par le vent.

Aucun domaine n’est épargné par ce type d’investigation.

Surtout pas l’économie qui cherche à capter notre attention comme s’il n’y avait que cela et la politique qui comptent, et ce, de notre naissance à notre mort.

Selon Jean-Baptiste Say, un économiste français précurseur dans son domaine décédé en 1832, les ressources naturelles n’avaient aucune valeur économique. Il ne savait rien de l’évolution de la vie, il n’avait aucune idée des centaines de millions d’années d’évolution des milliards de petits et grands organismes vivants ayant conduit à la nature comme elle était à son époque.

Comme tous les beaux esprits de son temps, il pensait que le monde avait été créé par un seul esprit, auquel nous croyons toujours ressembler, il y avait à peine 6000 ans, comme on l’évaluait alors en décryptant les évangiles comme certains le font toujours des écrits fabuleux de Nostradamus.

Il n’y avait que la sueur humaine à la remorque du capital qui était susceptible de produire de la valeur économique, indépendamment des besoins et de la finalité humaine.

Il était inévitable qu’on abuse de ce qui ne valait rien, la nature et tout ce qui vit, même l’humain, dont on finira bien par se passer de la sueur un jour afin de ne garder que le capital. Ce qui ne saurait tarder, puisque trépignant d’impatience, le Bitcoin et son armée de clones accompagnée par l’IA aux tentacules robotiques, attend dans les coulisses de l’économie.

Nous référant à cette époque, nous pourrions aussi croire que cela représentait un modèle économique  idéal pour le colonisateur, qui offrait ainsi au gouvernement d’un pays à coloniser d’exploiter à sa place les ressources naturelles dont il ne fait pas grand-chose de toute façon en créant des emplois rémunérés à leur place en échange de laquelle, lorsque les travailleurs ont payé suffisamment d’impôts, ce gouvernement peut les dédommager en leur versant des subventions pour rembourser les intérêts sur le capital que les entreprises ont dû emprunter pour exploiter leurs ressources naturelles de peu de valeur.

Malgré cela, en 2019, aucun économiste n’est gêné de prétendre que l’économie est une science, alors qu’à l’évidence ce n’est qu’une croyance qu’on se raconte entre initiés qui ne peut que caricaturer le réel.

Si on juge l’arbre à ses fruits, le grand évangile de l’économie n’est peut-être qu’un fatras de mécanismes d’appropriations ayant beaucoup de similitudes avec la superstitieuse alchimie qui croyait transmuter le vil plomb en or avant que Lavoisier n’y mette un peu d’ordre.

  • Robin Dunbar, un anthropologue, disait que nos grandes capacités cérébrales étaient plus des capacités à socialiser entre nous que des capacités supérieures d’intelligence. Par conséquent, l’Humain aurait beaucoup plus de capacités à vivre au sein de la multitude humaine qu’il croit connaître, qu’au cœur de la multitude des vivants qu’il n’arrive pas à comprendre.

L’esprit humain est, on ne peut en douter, un bricoleur hors pair d’objets et d’idées.

Ce qu’il semble s’interdire de faire ou penser d’une manière, il arrive toujours à le faire ou le penser autrement. Kahneman, spécialiste de la psychométrie, l’explique bien dans son ouvrage Thinking Fast, Thinking Slow. L’inconscient réagit automatiquement, beaucoup plus rapidement que notre pénible et laborieuse conscience. Dans l’armée, ils ont découvert que le soldat dont les neurones produisent un pic d’activité globale au trois cent millième de seconde après une sollicitation est susceptible d’agir avant de penser. Ce qui en fait un excellent candidat au commandement.

Nous ne croyons plus que le soleil tourne autour de la Terre, mais nous restons convaincus que nous sommes l’incarnation finale d’une sorte de conscience cosmique. Ce n’est plus le soleil qui tourne autour de la Terre, ce serait plutôt l’univers qui tournerait autour de l’ego humain. Matériellement, cela paraît moins, mais, à mon sens, ce n’est guère mieux.

Descartes n’était âgé que de 19 ans lorsqu’il en a eu assez de se faire imposer ce qu’il devait penser par de vieilles badernes spécialistes des évangiles. Il avait alors compris que l’intérêt du spécialiste résidait dans la transmission de ce qu’il avait appris sans en contester la valeur. C’est pour cela qu’il a conçu son discours de la méthode, qui permet à chacun de penser par lui-même de façon logique.

Afin d’y arriver, il faut aussi apprendre à résister à la dissonance cognitive[2] que produit l’apprentissage d’une connaissance différente de ce qui nous a été enseigné et de ce que pense le courant dominant.

  • L’environnement est le dernier mot-valise dont on ne comprend pas le sens puisqu’il semble agir en dehors de la cité qui croit pouvoir sans passer aisément en construisant des digues et en le couvrant de bitume.

En fait d’environnement, dont on ne se préoccupe que partiellement depuis quelque temps, il n’y a que 13% de la surface de la Terre qui est couverte d’une mince couche de terre arable d’à peine quelques centimètres d’épaisseur et guère plus d’un mètre en de très rares endroits[3].

Lorsqu’on sait que l’épaisseur de l’atmosphère terrestre représente l’équivalent de deux couches de vernis appliquées sur une grosse boule de quille, quelques centimètres de terre arable sur une planète de 12 742 kilomètres de diamètre apparaissent extraordinairement minces. Assez mince, il me semble, pour y faire attention comme à la prunelle de nos yeux. Si extraordinairement  fondamentale que nous devrions y avancer sur la petite point des pieds.

Lorsque la vie a commencé sur Terre il y a 3,8 milliards d’années, la nature comme nous l’expérimentons maintenant n’existait pas, la terre arable non plus. C’est la vie qui, par son incessante et laborieuse action, par sa substance vivante et par sa mort au fil de plus de trois milliards d’années de cumul, est devenue terre fertile et l’épiphénomène majeur qu’on nomme nature.

Nous ne devrions pas distinguer la nature de la vie qui a évolué en milliards d’organismes vivants qui œuvrent à agrandir le territoire viable sur la lithosphère, l’astre tellurique qu’est la planète faussement appelée Terre. Puisqu’il y a si peu de terre sur la Terre.

Nous devrions nous presser d’accompagner tout ce qui vit dans l’extension du territoire propice à la vie sur Terre comme nous avions modestement, en toute humilité d’être, commencé à le faire au néolithique.

Séparer la nature de la vie qui l’a produite est plus absurde que séparer la poule de l’œuf de la poule.

À l’évidence, il n’y a pas de Gaïa bienveillante. Comment, alors, ne pas plutôt désigner ce phénomène étendant son action sur des millions d’années par le terme de vie/nature?

Le charbon qu’on trouve au fond des mines n’est pas d’origine minérale. Sans la vie, il n’y aurait pas de charbon. Le charbon est en fait la substance venant des forêts denses de fougères de l’ère carbonifère exposées aux forces telluriques de l’écorce terrestre, minérale, à la suite de trois cents millions d’années de macération.

Nous avons extrait du sol la presque totalité du charbon noir. Il ne reste à extraire du sol que du charbon brun dégageant moins d’énergie calorique. Brûler le bois des forêts plutôt que du charbon en croyant ainsi faire un bon calcul environnemental est d’une aberration sans nom. Le biocarburant n’est pas mieux et ramasser la biomasse des forêts revient à priver la forêt de ce qui constitue sa vie, ce qui la fait vivre. En faire du carburant revient à sauter de la poêle directement dans le feu.

La prochaine civilisation, s’il y en a une, devra attendre plusieurs millions d’années avant d’accéder à ce qui a été à l’origine de notre première révolution industrielle.

Ce n’est pas différent pour le pétrole. Il est composé de masses de plancton et de microalgues macérées par les forces telluriques de l’écorce terrestre durant cinquante à quatre cents millions d’années.

            Lorsque nous l’aurons inévitablement épuisé dans quelques courtes décennies, cela représentera une très longue attente avant que la prochaine civilisation humaine accède à de l’énergie abondante et facile à convertir en travail machine.

  • Il y a eu plus de 32 variétés d’Hominidés avant le chasseur-cueilleur. Le Néanderthalien était un de ceux-là. Qu’avons-nous de plus à part notre capacité à nous raconter des histoires glorieuses et porter nous-mêmes à notre tête, comme Napoléon, la couronne du Sapiens?

Tous les mammifères sont dotés de la protéine FOXP2[4] qui est à l’origine de la parole. Elle n’apparaît qu’à quatre ou cinq occurrences au sein de certains génomes, dont ceux des mammifères, ce qui leur permet d’émettre des sons modulés et de comprendre ces modulations. La prosodie du langage humain en est un exemple. Cette protéine s’étend jusqu’à vingt-cinq occurrences  le long du code génétique de l’hominidé.

L’hominidé a évolué naturellement dans des groupes sociaux composés de tribus familiales d’une moyenne de quatre-vingts individus. Cette évolution dans un milieu social millénaire aurait graduellement provoqué les mutations mineures du FOXP2 formant en partie les poumons, la morphologie de la région laryngale du bipède, son innervation ainsi que la partie gauche de son cerveau. Devant l’oreille gauche, on retrouve la circonvolution de Broca, modulant la parole, et derrière l’oreille gauche se trouve l’aire de Wernicke, à l’origine de la grammaire et de la syntaxe. 

  • Qu’y a-t-il de plus que la vie qui ne veut que vivre laborieusement depuis 3,8 milliards d’années en toute diversité?

Étant uniquement un organisme vivant comme tous les autres, l’hominidé n’est probablement que du type Homo habilis, peut-être philosophiquement, à la rigueur, Homo faber, puisqu’il n’est locuteur que parce que doté de la parole, et non pas Sapiens comme il aime le croire.

Cela est également une excellente raison de ne pas nous croire au-dessus de tout ce qui vit. Nous avons évidemment évolué naturellement en suivant tout bonnement les lois de la vie et de la nature au fil du temps. Dotés de parole et parqués en multitudes innombrables dans les cités, coupés de la nature, au cœur du magma tribal, nous nous sommes inventé des narrations entre nous qui ne sont finalement que des dérives de notre nature naturelle et de notre évolution au coeur du complexe vie/nature, s’avérant tous les jours un peu plus délétères.

Finalement, en matière d’environnement, la Terre n’est fertile que par ce qui pousse dessus et dedans. Elle n’est fertile que par ce qui y fouille et y fouisse, tout ce qui, végétal ou animal, vit dessus ou dedans et y meurt. La Terre n’est pas une éponge qu’on peut presser en la vidant de ce qu’elle contient en ne gardant que la matière inerte et stérile. La terre arable est la substance même du vivant et on ne peut distinguer ce qui la constitue de ce qui la produit. Vous ne pouvez agresser l’un sans agresser l’autre, condamner ce qui vit à mourir sans détruire les manifestations de ce qui vit. Nous ne pouvons tuer ce qui fait vivre la terre sans tuer la terre elle-même. Cela n’est pour une très large part qu’un méta génocide et pour une petite part puisque notre espèce ne représente qu’un 0,01 % de tout ce qui vit sur notre caillou cosmique, un suicide collectif.

Les lacs, les ruisseaux, les rivières, les fleuves, les mers et les océans ne sont en vie que par la présence et l’action de tout ce qui vit dedans, ce ne sont pas de simples réservoirs qu’on peut siphonner jusqu’à la dernière goutte.

Si nous ne le comprenons pas rapidement, nous perdrons l’œuf et la poule que sont la vie et la nature. Ce qui nous a fait et ce que nous sommes en tant qu’organismes véritablement vivants.

Voilà pour la nécessité, pour les motivations derrière mes œuvres et l’écriture, en remerciement à mes amis de QuartierHochelaga.

 Je n’arrêterai pas ici ma réflexion sur la place publique amorcée dans les pages de notre cher QuartierHochelaga, média collaboratif par excellence. Dorénavant, vous pourrez lire mes textes sur mon blogue sur mon site personnel à : www.bourjoi.com


[1]

                        [1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau

[2]

                       
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Dissonance_cognitive

[3]

                       
[3] La vallée du Saint-Laurent est un des rares lieux sur Terre où la terre arable fertile a un mètre d’épaisseur. Elle a déjà été, après le retrait des glaciers, fertile jusqu’à trois mètres.

[4]             [4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Protéine_Forkhead-P2

A propos Léopol Bourjoi

Pour le quartier Hochelaga-Maisonneuve, Bourjoi est l’ouvrier artiste. Il a depuis 1968, à 18 ans, présenté ses œuvres dans plus de 80 expositions solos et de groupe à Montréal, Laval, Québec, Labrador City et Washington. Durant un quart de siècle, il a parcouru usines et chantiers pour y apprendre les métiers et les valeurs des ouvriers qui construisent le monde matériel pour tous. À la fin de cette exploration, afin de valider son parcours d’artiste autodidacte, Bourjoi a à 46 ans obtenu une maîtrise en arts plastiques de l’UQAM. Depuis 2001 il produit ses oeuvres dans le bel atelier qu’il a construit de ses mains dans le quartier Hochelaga (son quartier) en 2000. Depuis il exprime par ses œuvres de plasticien et son écriture, la culture et les valeurs qu’il a adoptées.

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