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Conseil d’arrondissement : la CDEST au coeur des débats

Mercier–Hochelage-Maisonneuve part à la défense de la Corporation de développement de l’Est (CDEST), sans toutefois se mettre d’accord sur le pourquoi ni le comment. C’est ce qui ressort du conseil d’arrondissement du 4 novembre dernier, après un long débat porté sur des formalités, entre les membres de Projet Montréal et le maire Réal Ménard.

Québec avait annoncé des coupes dans le financement des Centres locaux de développement (CLD), en vue d’une possible disparition.

« Le travail de la CDEST dans l’économie locale n’est pas remis en question. Elle a accompli son mandat avec brio », a tenu à mentionner Karine Boivin Roy, conseillère de ville de Louis-Riel.

Le conseil a donc voulu souligner l’apport économique de l’organisme.

Deux motions se sont affrontées. Celle du maire a été adoptée, demandant au conseil de ville de Montréal d’« analyser le mandat de la CDEST » dans le cadre des négociations avec le gouvernement sur le statut de métropole de Montréal, tout en « reconnaissant son caractère incontournable ».

Francine Labelle, directrice du CDEST, présente dans la salle, a salué la motion, sans toutefois être rassurée. « La position de la ville n’est pas claire. Le message, actuellement, c’est qu’en avril 2015, c’est fini. »

Message pas assez clair

« Devant le péril, il faut un message clair. Là, je ne vois rien, a de son côté critiqué Éric Alan Caldwell, conseiller de ville d’Hochelaga. Voilà quelque chose qui fonctionne, préservons-le. »

Selon lui, la motion met la charrue avant les bœufs : elle est conditionnée à d’hypothétiques discussions. « Il y a des choses à bonifier, mais avec la motion telle quelle, il y a un risque de disparition », souligne sa consœur de Projet Montréal et conseillère de Maisonneuve–Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde.

La motion battue qu’ils proposaient demandait à la ville et aux autres arrondissements de se porter à la défense des CLD.

« La motion [de Projet Montréal] fait un peu peur, parce qu’elle veut la reconduction totale, le statu quo », estime Réal Ménard. Il indique qu’avec le pacte fiscal visant à la diminution de la contribution du gouvernement aux municipalités de 300 millions $, ce n’était plus possible et que sa sauvegarde ne passerait que par une modification de son mandat et le statut de métropole de Montréal.

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Le conseil a souligné le travail de Mathieu Lapointe par une mention d’honneur pour sa contribution dans la lutte contre la corruption.

En rafale

Le conseil a voulu souligner le travail de Mathieu Lapointe, historien auprès de la commission Charbonneau, auteur du livre Nettoyer Montréal et résident de Mercier, par une mention d’honneur pour sa contribution dans la lutte contre la corruption.

Une pétition a été portée à l’attention du maire, demandant la délocalisation de l’usine de levure Lallemand, sise sur la rue Préfontaine, et signée par 280 citoyens.

Le conseil a enfin autorisé le début des travaux de l’Académie de l’Impact. Comme ces travaux sont conditionnés à l’approbation du conseil de ville et du comité exécutif, en cas de refus de ces derniers, l’Impact devra remettre les terrains dans l’état actuel.

A propos Arnaud Stopa

Diplômé d’histoire et de journalisme, un océan sépare le quartier qui l’a adopté en 2013 et ses origines. Surnuméraire au journal le Devoir, (vidéo) journaliste pigiste occasionnel, critique de musique métal à ses heures perdues, il souhaite faire connaître Hochelaga et son évolution actuelle.

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