Accueil / Citoyenneté / École Baril : les enfants attendront au moins jusqu’en mars 2017

École Baril : les enfants attendront au moins jusqu’en mars 2017

École Baril
L’école Baril en travaux en novembre 2016.

La construction de l’école Baril s’est heurtée à plusieurs obstacles depuis 2015 retardant toujours plus l’ouverture de l’établissement. Les enfants attendront au moins jusqu’en mars 2017.

Selon le rapport d’avancement du projet nommé Reconstruction de 21 classes – Baril, obtenu par la loi d’accès à l’information, l’indicateur de performance est clair : il est dans le rouge. La durée contractuelle des travaux a déjà subi 68 jours de retard par rapport au plan initial qui était censé se terminer le 30 juin 2016. Et ce n’est pas tout, une note indique que l’entrepreneur repousse de nouveau l’échéance de livraison du projet pour la prochaine relâche scolaire en mars 2017.

Des documents incomplets

Plusieurs causes expliquent le retard dans la délivrance du contrat de plus de 10 M $. Tout d’abord, les travaux ont débuté le 9 juillet 2015 au lieu de commencer le 16 juin 2015, comme l’indiquait le contrat, puisque le permis de construction a été délivré en retard.

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) et l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve se sont relancé la balle sur les causes ayant provoqué ce retard. La CSDM s’est d’abord dégagée de toute responsabilité en déclarant que la Ville était responsable de l’attribution des permis. En entrevue, le maire de l’arrondissement Réal Ménard a dit l’inverse en expliquant que les retards étaient provoqués par des documents incomplets remis par la CSDM.

« Nous avons pris ce projet très au sérieux, en particulier parce que c’est une école publique, indique-t-il. C’est un processus qui comporte plusieurs étapes et plusieurs versions de plans ont été soumises, ce qui ajoute des délais plus ou moins longs dépendamment des ajustements demandés à chacune des étapes. »

Après vérification, la CSDM a bien admis que l’équipe de conception du projet a commis des erreurs dans la délivrance des documents. Les causes de ce retard sont principalement les conditions de sol non coordonnées, la présence du massif de la Commission des services électriques de Montréal et la présence de semelles sur le domaine public.

« C’est sûr qu’on est déçus des nombreux retards, c’est un tort causé aux enfants et aux familles fréquentant l’école. Mais il y a parfois des impondérables sur lesquels nous n’avons pas de pouvoir », explique la commissaire scolaire d’Hochelaga-Maisonneuve Diane Beaudet en référence aux difficultés qu’a rencontrées le chantier.

École BarilDate de retour non officielle

L’échéance de livraison fixée en mars 2017, pour la relâche scolaire, n’est pas coulée dans le béton. QuartierHochelaga a appris que la CSDM enverrait cette semaine une lettre aux parents précisant que la décision serait prise au début de l’année 2017.

« L’ouverture est prévue pour mars 2017, mais nous voulons rester prudents », souligne la commissaire Diane Beaudet. Sur le rapport d’avancement du projet, une note indique qu’il y a un risque important de devoir prolonger davantage le retard déjà accumulé. Les conditions hivernales pourraient retarder l’ouverture de l’école alors que le chantier a déjà perdu officiellement 15 jours pour perte de productivité pour travaux en conditions d’hiver.

Si l’échéance de mars 2017 n’est pas retenue, l’ouverture de l’école serait retardée jusqu’à la prochaine rentrée scolaire à l’automne 2017. Des mois d’attente supplémentaires pour les 177 élèves qui sont délocalisés à l’école secondaire Louis-Riel depuis 2011.

Accueil de l’école Hochelaga

L’ouverture de la nouvelle école Baril a également une forte incidence sur les élèves de l’école Hochelaga délocalisés à l’école secondaire Édouard-Montpetit, puisque ceux-ci doivent être intégrés dans le nouvel établissement. En effet, l’acte de révocation du bâtiment de l’école Hochelaga a été voté au mois d’octobre dernier et la CSDM compte intégrer les élèves de l’école Hochelaga dans l’école Baril.

La CSDM estime la capacité du nouvel établissement à 374 élèves, ce qui est suffisant selon les prévisions pour accueillir sans problème les effectifs de l’école Hochelaga. Les deux écoles avaient été fermées pour des problèmes dans la qualité de l’air.

Photos Simon Mauvieux/QuartierHochelaga

A propos Samuel Lamoureux

Samuel Lamoureux
Journaliste, improvisateur à la retraite, Samuel est un passionné de musique électronique, de littérature et de sociologie. Hochelaga-Maisonneuve l'a toujours fasciné par son pôle contre-culturel à Montréal. Rendez-vous au Pizza Piroz pour une discussion sur l'avenir du quartier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *