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Éric Alan Caldwell : le défenseur du transport en commun

Lorsque Éric Alan Caldwell s’est présenté, en 2005, comme candidat au poste de conseiller de ville dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, district de Hochelaga, sous la bannière de Projet Montréal, sa motivation première était de contester le passage d’une autoroute sur Notre-Dame, dans le sud du quartier. Douze ans plus tard, il se présente pour un deuxième mandat (vaincu en 2005 et en 2009, mais victorieux en 2013) avec le même enjeu en tête. Le projet d’autoroute, jamais réalisé 45 ans plus tard et pour lequel 5 000 citoyens ont été expropriés en 1972, représente pour lui « un des plus grands scandales à Montréal ». Il souhaite plutôt un boulevard et surtout, une bonification de l’offre du transport collectif.

« Le transport en commun doit être le moteur de développement de la mobilité plutôt que l’augmentation de la place attribuée à l’auto. C’est pour cette raison que je me suis présenté en politique et encore aujourd’hui, c’est une priorité au cœur de mon mandat », affirme M. Caldwell.

Depuis son élection en 2013, le politicien remarque qu’aucune amélioration n’a été apportée sur ce plan ni à Montréal, ni dans Hochelaga. Il croit, s’il est élu, qu’un plan pour améliorer le transport collectif pourrait être développé dans la prochaine année.

« Il faut arrêter de dire :  » mes successeurs vont s’en occuper « . Plusieurs générations de politiciens ont déjà abdiqué devant le problème parce que c’est trop compliqué », dénonce Éric Alan Caldwell.

Bilan

Les démarches de planification qui impliquent les citoyens, telles celles de l’aménagement du parc Lalancette, de la reconstruction de l’école Baril et de l’agrandissement de la place Simon-Valois sont la plus grande fierté du candidat lors de son dernier mandat. Considérant que l’arrondissement a tendance à mettre les citoyens devant des faits accomplis, « tambours et coupure de ruban avec ciseaux dorés » à l’appui, il encourage plutôt l’intégration des gens dans « l’avant, le pendant et l’après » pour l’ensemble des dossiers. « Ça leur ressemble plus et ils habitent vraiment le projet par la suite », croit-il.

Éric Alan Caldwell se félicite également d’avoir été « achalant » surtout sur la question du verdissement. « Je pense que j’ai été un empêcheur de tourner en rond dans mon premier mandat. Dans chaque dossier, j’ai fait mes devoirs, je me suis positionné, j’ai questionné et « chalengé » les décision s», analyse-t-il.

Un deuxième mandat?

Le candidat a choisi de se représenter, car il considère que la position de conseiller de ville lui permet de contribuer à l’arrondissement de façon optimale. Il souhaite donner aux gens l’envie de vivre à long terme dans Hochelaga.

« Si j’arrive à faire penser à des gens qu’ils veulent vieillir et avoir leurs enfants dans le quartier, j’ai fait un travail utile », expose Éric Alan Caldwell.

S’il est convaincu que la politique bénéficie toujours de sang neuf, M. Caldwell se croit assez nouveau dans le milieu pour avoir encore du souffle et de l’imagination. La vraie différence, selon lui, c’est qu’il sait maintenant « quel bouton peser » pour faire avancer les choses.

Évincé de la présidence du comité consultatif d’urbanisme en 2016 à cause d’une prise de position publique partisane dans le dossier Ray-Mont Logistiques, Éric Alan Caldwell, s’il est élu, ne compte pas changer ses méthodes.

« S’il y a une chose que j’ai apprise pendant mon premier mandat, c’est que si on ne se tient pas debout et droit, on se fait écraser », juge le politicien.

Crédit photo: Projet Montréal

Les enjeux de la campagne

Le transport collectif, la sécurité des piétons et des écoliers, le verdissement, le logement et la transparence sont les dossiers qu’a particulièrement à cœur le candidat. Il dénonce le danger de certaines intersections, comme celle de Pie-IX et Ontario. En plus de calmer la circulation automobile sur Ontario, il croit que les traverses piétonnières et les zones scolaires doivent être mieux indiquées. Le candidat qualifie d’« obsession » son engagement pour une plus grande sécurité des écoliers.

M. Caldwell souhaite également rattraper Rosemont et Plateau-Mont-Royal en matière de verdissement. Il compte utiliser cette tactique afin de rendre les stations de métro plus accueillantes.

Le politicien revendique la création d’habitations communautaires en bon état ainsi qu’un contrôle sur la spéculation immobilière afin de freiner la hausse des coûts des logements et des locaux commerciaux. Finalement, Éric Alan Caldwell veut mettre fin à l’opacité des structures politiques de l’arrondissement à laquelle il se « bute » souvent.

 

A propos Daphné Ouimet-Juteau

Daphné Ouimet-Juteau

2 Commentiares

  1. Effectivement! J’étais à l’assemblée publique du conseil d’arrondissement du 5 septembre dernier. Monsieur Caldwell qui est notre élu défendait l’architecture du quartier Hochelaga dans le cadre d’une nouvelle construction à l’intersection des rues Moreau et Ontario. Cela ne plaisait pas à la mairie qui s’est moqué de lui pour ne pas avoir fait le travail de l’architecte à la place de l’architecte du promoteur en disant que le promoteur avait par 3 fois rempli toute la paperasse bureaucratique, mais que monsieur Caldwell n’avait présenté aucun projet. Le nouveau bâtiment sera le premier bâtiment qu’on verra en entrant dans le quartier. Monsieur Caldwell le souhaitait emblématique de l’architecture historique du quartier Hochelaga. On lui a dit dit qu’on ne savait pas ce que «emblématique» voulait dire et on s’est moqué de lui. Le projet a été approuvé malgré les efforts de notre élu. J’ai trouvé cela décevant pour la démocratie municipale qui semble pour certains élus être devenue simple bureaucratie de règlements et de formulaires. Hélas!

  2. Pierre Langlois

    Se plaindre de la place occupée par l’automobile dans notre société et en même temps se plaindre que les gens choisissent de plus en plus de s’établir ou de rester en ville plutôt que d’aller vivre en banlieue (provoquant ainsi un certain « embourgeoisement ») voilà une contradiction bien de gauche.

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