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L’art médiatique à l’honneur à la Fondation Guido Molinari

L’exposition Spectres, qui est présentement à l’affiche à la Fondation Guido Molinari, en est une qui n’est pas banale. Expliquer par écrit les œuvres de Jean-Pierre Gauthier, Pascal Audet et Emmanuel Lagrange Paquet est une tâche ardue. Les trois artistes en art médiatique ont uni leurs forces pour monter cette exposition où son, web, robot et caméra côtoient l’œuvre de Molinari.

L’exposition, présentée depuis le 19 janvier jusqu’au 19 mars, abrite le travail de l’artiste multidisciplinaire Jean-Pierre Gauthier, qui poursuit une démarche hybride intégrant arts visuels et exploration sonore. Aussitôt que l’on entre à la Fondation l’exposition commence et les sons entendus sont créés en direct, grâce à de nouveaux systèmes mécaniques. La première chose que l’on voit est l’un des deux robots que Gauthier a créés, et qui travaillent en direct. Ils se déplacent et reproduisent sur les murs de ce qu’était l’atelier de Molinari des esquisses inspirées de ses œuvres.

Robot

Un peu plus loin, impossible de manquer la structure rectangulaire sur laquelle se déplacent deux caméras. En face de cette machine, des toiles de Molinari sont accrochées au mur. Les caméras sur la structure se déplacent de façon à capter les couleurs des peintures en face d’elles, en temps réel.

« On a poussé dans la programmation, on en a profité pour utiliser l’ordinateur pour envoyer un signal internet de ces captures de couleurs-là, de ces captures proviennent les couleurs que l’on voit sur les écrans en face », explique Jean-Pierre Gauthier.

À côté de ces deux écrans, au mur où les couleurs changent constamment, des écouteurs. « Ce qu’on peut entendre c’est une composition audio générée à partir des couleurs, c’est-à-dire que la couleur en informatique représente trois chiffres, j’ai pris cette information de couleur et on l’a traduite en une valeur de 0 à 127 qui équivaut à un son et qui joue de façon aléatoire », explique Emmanuel Lagrange Paquet.

Œuvres interactives

À l’étage, on peut voir le travail de Pascal Audet qui a opté pour quelque chose de très interactif. Ainsi, les spectateurs peuvent en quelque sorte produire en direct leur propre Molinari. Grâce à une charte de couleurs qui siège sur une caméra que les visiteurs peuvent déplacer, ils peuvent choisir les couleurs qui sont projetées sur le mur en face d’eux. Il y a aussi un bouton pour changer les motifs, lignes verticales ou diagonales, par exemple. Parmi les autres œuvres, certaines sont exposées sur le web et peuvent être admirées grâce à l’ordinateur situé sur le même étage.

Bref, une exposition d’art complètement différente, qui propose des perspectives inédites sur le travail de Molinari. Une expérience unique qui vaut le détour.

Le 12 mars aura lieu un concert-performance des trois artistes de Spectres dans l’espace de leur exposition.

Crédit photo : Guy L’Heureux

A propos Raphaëlle Ritchot

Raphaëlle Ritchot
Raphaëlle est étudiante en journalisme à l’UQAM, fraîchement revenue d’un séjour en Suède où elle y a étudié les études du genre. Elle vient de s’installer tout près d’Hochelaga-Maisonneuve, un quartier qu’elle ne peut attendre de mieux connaître.

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