Accueil / Vivre dans Hochelaga / L’Anonyme collaborera à l’implantation du SIS mobile

L’Anonyme collaborera à l’implantation du SIS mobile

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal mettra en place un quatrième site d’injection supervisé (SIS). Ce site sera différent de trois autres précédemment annoncés puisqu’il sera mobile.

Chaque SIS relève d’un projet du Ministère de la Santé et des Services sociaux, en collaboration avec le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, mais chacun des sites sera mis sur pied en collaboration avec un organisme communautaire (Cactus, Spectre de rue, Dopamine). Quant à l’unité mobile, elle sera déployée en collaboration avec l’Anonyme.

« Ce sera fait dans un autre véhicule, un véhicule qui est en train d’être aménagé et qui appartient au CIUSSS. Le CIUSSS du Centre-Sud est le porteur du projet, mais nous collaborons avec eux, notamment pour l’expertise que l’on a déjà pour rejoindre les populations plus marginalisées », explique le directeur adjoint de l’Anonyme, Julien Montreuil.

Unité mobile

L’Anonyme est connu pour ses services de prévention des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). L’organisme rejoint déjà la population grâce, notamment, à son offre de services pré-injection et à la distribution de matériel stérile.

L’objectif d’un SIS mobile est de compléter l’offre de services des sites fixes. « L’unité mobile va aller dans des quartiers qui sont bien ciblés. Les mêmes quartiers que ceux des sites fixes, mais dans des endroits un plus éloignés des sites fixes », raconte la cheffe médicale du projet, Dre Carole Morissette. Elle insiste sur l’importance de la proximité, en mentionnant que certaines personnes auraient probablement tendance à moins fréquenter les sites fixes en raison de la distance.

Les responsables du projet mentionnent que l’unité mobile parcourra plusieurs quartiers, sans préciser lesquels. La contribution du CIUSS sera limitée à l’aspect médical du projet. « Nous ce qu’on va faire concrètement, c’est que l’on va mettre une infirmière pour superviser les personnes qui s’injectent leur drogue dans chacun de ses organismes là», explique le conseiller en affaires publiques au CIUSSS, Justin Meloche.

Il ne manque que l’approbation finale au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal pour pouvoir ouvrir les SIS. « On a maintenant obtenu l’approbation conditionnelle aux demandes d’exemption à la Loi des drogues qui avait été faite à Santé Canada », précise Dre Morissette. Ces demandes sont nécessaires pour que les employés et les utilisateurs des SIS soient à l’abri d’éventuelles poursuites.

Tous les intervenants rappellent que l’implantation de SIS sera une initiative qui va améliorer la qualité de vie dans les quartiers, entre autre celle d’Hochelaga-Maisonneuve. « On est vraiment dans une optique de réduction des méfaits de santé publique », conclut Julien Montreuil de l’Anonyme.

A propos Raphaëlle Ritchot

Raphaëlle Ritchot

Raphaëlle est étudiante en journalisme à l’UQAM, fraîchement revenue d’un séjour en Suède où elle y a étudié les études du genre. Elle vient de s’installer tout près d’Hochelaga-Maisonneuve, un quartier qu’elle ne peut attendre de mieux connaître.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *