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Tourisme vert Hochelaga

 

CarteLienVertJ’habite sur la rue de Rouville, au sud-ouest du quartier Hochelaga. Là, règne une certaine quiétude, même si parfois nos voisins ont l’impression d’être loin de tout, malgré les maisons historiques Hudon et la proximité du drame du Laurier Palace. Là où, parfois, surtout l’été, les trottoirs s’animent jusqu’à tard la nuit, ma compagne et moi cultivons intensivement le verdissement et l’art.

Lien vertPas très loin, un peu au nord de la rue Adam, un beau projet est en marche. Occupant l’ancienne emprise du chemin de fer entre les rues Préfontaine et Davidson en passant par le parc Hochelaga, un court parc linéaire fait partie du quartier depuis quelques années déjà. Un comité de citoyens et la Table de quartier Hochelaga-Maisonneuve travaillent activement à proposer un nouvel emménagement.

Présentement en cours de réalisation, le Lien Vert passera par là.

Lorsqu’il sera complété, le Lien Vert s’étendra de l’intersection des rues Moreau et Ontario, jusqu’à la rue Jeanne d’Arc près du bâtiment de l’American Can un peu au nord de la rue Ontario. La très populaire place Simon-Valois est sur son parcours.

Près de la place Simon-Valois, à l’occasion du départ de l’usine Lavo et de l’aménagement de nouvelles constructions, le tracé du chemin de fer est devenu la promenade Luc-Larivée, du nom du bon docteur qui a longtemps été conseiller municipal. Cette promenade, qui constitue un très bel aménagement, s’étend de la rue d’Orléans à la rue Jeanne-d’Arc.

Il reste à réparer et réhabiliter le parcours à l’ouest de la rue d’Orléans jusqu’à l’intersection des rues Moreau et Ontario.

Il est prévu dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de Montréal que le tunnel de la rue Ontario soit rénové afin de devenir la resplendissante entrée du quartier Hochelaga. Au pied du bâtiment blanc que plusieurs appellent « le frigidaire », une place publique sera installée.

Je vois dans le Lien Vert l’occasion de mettre l’art sur la place publique d’un bout à l’autre du quartier.

L’art a commencé à faire sa place sur le High Line à New York. La ville de Lachine entretient au parc René-Lévesque, depuis plusieurs années, son musée de sculptures à ciel ouvert. La ville de Terrebonne a l’Île-des-Moulins. C’est maintenant, alors que le projet est en cours d’élaboration, qu’il faut y penser.

Parc-HochelagaLa ville est à agrandir et embellir le parc Dézéry-Lafontaine en face de l’usine Lallemand.

Les autorités municipales, de concert avec la promenade Ontario, pourraient organiser un concours annuel ou biannuel d’œuvres d’art publiques qu’il ne faudrait pas limiter à des fresques murales. La ville de Burlington, aux États-Unis, le fait avec des oursons. La ville de Gatineau le fait avec le mobilier urbain. La ville de Trois-Rivières a ses 400 plaques poèmes de la Promenade de la poésie.

Il y aura sûrement des clôtures à installer. Pourquoi ne pas s’inspirer du fer ornemental de nos escaliers et, au lieu de volutes, utiliser des lettres afin de reproduire des poèmes écrits par les citoyens lors de concours de poésie?

Pourquoi pas également un concours à deux têtes ? Les citoyens du quartier seraient invités, les enfants aussi, à proposer une œuvre d’inspiration historique ou sociale, puis à la réaliser avec l’aide d’un artiste d’expérience.

Entre les rues Davidson et Joliette, il n’y a que des ruelles de béton aride. Ce serait peut-être l’occasion d’y ériger des sculptures tonnelles qui permettraient à des plantes grimpantes de former un tunnel de verdure.

Il y a beaucoup de possibilités. Je ne doute pas que les citoyens du quartier en auraient beaucoup d’autres à suggérer.

Beaucoup d’artistes et d’artisans s’installent dans le quartier. L’art et la culture sont d’excellents agents de développement économique. L’indice bohémien favorisant l’activité économique est de plus en plus élevé dans notre quartier. Mettons les artistes à l’œuvre. Construire par l’art et la culture, pour un quartier ouvrier comme Hochelaga et industriel comme Maisonneuve, cela va de soi.

Je ne doute pas que les citoyens du quartier et d’ailleurs n’hésiteraient pas à visiter en grand nombre un parc linéaire d’art, de verdissement et de culture dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Photos Leopol Bourjoi/QuartierHochelaga

DomeAcier

A propos Léopol Bourjoi

Pour le quartier Hochelaga-Maisonneuve, Bourjoi est l’ouvrier artiste. Il a depuis 1968, à 18 ans, présenté ses œuvres dans plus de 80 expositions solos et de groupe à Montréal, Laval, Québec, Labrador City et Washington. Durant un quart de siècle, il a parcouru usines et chantiers pour y apprendre les métiers et les valeurs des ouvriers qui construisent le monde matériel pour tous. À la fin de cette exploration, afin de valider son parcours d’artiste autodidacte, Bourjoi a à 46 ans obtenu une maîtrise en arts plastiques de l’UQAM. Depuis 2001 il produit ses oeuvres dans le bel atelier qu’il a construit de ses mains dans le quartier Hochelaga (son quartier) en 2000. Depuis il exprime par ses œuvres de plasticien et son écriture, la culture et les valeurs qu’il a adoptées.

Un commentaire

  1. De bien belles et intéressantes propositions… qui me touchent d’autant plus que j’habite sur De Rouen et que j’emprunte souvent ce corridor lorsque je me dirige plus à l’est.

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