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La députée Carole Poirier du PQ brigue un quatrième mandat dans Hochelaga-Maisonneuve

La députée du Parti Québécois, Carole Poirier, se présentera aux élections provinciales qui se tiendront le 1er octobre 2018. Élue en 2008, la présente leader parlementaire adjointe de l’opposition officielle briguera un quatrième mandat dans la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve.

C’est lors d’un entretien dans les bureaux de la circonscription, le 26 mars dernier, que la députée a confirmé avoir l’intention de poursuivre son aventure avec les citoyens d’Hochelaga-Maisonneuve. Si les murs bleus de ses bureaux créent une ambiance plutôt taciturne, l’enthousiasme de la députée y remédie en gommant tout sur son passage. « Je fais de la politique parce que c’est mon quartier. Je suis un produit local. Ce que je veux, c’est améliorer les conditions de vie des citoyens d’Hochelaga-Maisonneuve. »

À la question, « Comptez-vous vous présenter aux prochaines élections? », Madame Poirier s’est empressée de répondre: « Définitivement. Je suis très heureuse de l’annoncer. J’ai le goût, j’ai l’énergie, j’ai encore la fougue de mes premières années en politique. C’est tellement un beau quartier. »

Éducation : accès et inclusion

Selon l’analyse territoriale 2015-2016 de Centraide du Grand Montréal, Hochelaga-Maisonneuve affiche un des taux de sous-scolarisation les plus élevés de l’île. 19% des personnes âgées de 15 ans et plus sont sans diplôme à Montréal alors que dans le quartier, ces chiffres s’élèvent à 23%.

La députée d’Hochelaga-Maisonneuve qui est également la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, persévérance scolaire et éducation aux adultes compte bien faire de cette réalité une priorité lors de la prochaine campagne électorale. Pour ce faire, l’inclusion et l’accessibilité seront mises de l’avant, en conformité avec les priorités en matière d’éducation du programme du Parti Québécois : Un plan solide. Zéro Slogan.

À court terme, Carole Poirier compte « donner un service aux citoyens le plus proche possible » en améliorant le système d’éducation actuel de la petite enfance à l’âge adulte et en soutenant l’entrée sur le marché du travail des citoyens à capacités réduites. « L’éducation c’est pour tout le monde », partage-t-elle.

Dans une perspective à long terme, elle opte pour un réinvestissement dans les programmes qui vont outiller et soutenir les professeurs et contrer les récentes coupures effectuées par le présent gouvernement, qui  s’élèvent à un milliard de dollars. « Il faut décloisonner les programmes, avoir de l’imagination et une place pour tout le monde. »

Santé : augmenter l’accessibilité

Avec la volonté de pratiquer une politique « proche des gens », la députée sortante se bat contre le Ministre Barrette pour améliorer l’accès aux soins de santé dans le quartier à coups de rassemblements. Carole Poirier souhaite un investissement en santé en concordance avec la diversité et l’étendu des besoins de la population.

Selon elle, cette redistribution financière passe par un investissement dans les cliniques d’infirmières, communément appelées les super-infirmières. Cette solution lui paraît nécessaire, spécialement dans un contexte où un problème plus profond gangrène le quartier.

Dans la circonscription, il y a quatre cliniques médicales et un CLSC. Or, ils ne sont que quatre médecins à faire du « sans rendez-vous » et ce, à temps partiel.

La pénurie de médecins lui semble tout aussi alarmante. « On est dans un désert médical dans l’Est. », dit-elle. Cette défection des médecins serait le résultat d’une philosophie libérale qui transpose un modèle d’affaires en santé. À son avis, l’ouverture de grandes cliniques par le gouvernement libéral a centralisé l’accès aux soins de santé dans certaines zones de la ville alors que d’autres sont laissées pour compte. « Hochelaga-Maisonneuve n’a pas de grandes cliniques. Toute la réforme de Monsieur Barrette engendre, à chaque fois, des pertes chez nous. On veut virer ça de bord. On va faire en sorte qu’on va réinvestir dans la médecine de quartier, le service près du citoyen. »

Économie : soutenir le dynamisme local

Si ces délocalisations à répétition des grandes usines, telle Mondelez l’année dernière, en ont inquiété plusieurs, Carole Poirier se veut rassurante. Soulignant que de plus en plus d’entreprises décident d’avoir pignon sur rue dans Hochelaga-Maisonneuve, elle soutient qu’au-delà de la création d’emplois, ces entreprises permettent le développement de petites entreprises par leur consommation de produits locaux provoquant un réel « bouillonnement ».

Selon elle, la richesse de milieu communautaire s’arrime avec un développement social et économique dans le quartier. « Nous sommes la Silicon Valley du mouvement communautaire, du mouvement de l’entreprise d’insertion. C’est le seul endroit où on a autant d’entreprises d’insertion. », dit-elle. Du même souffle, elle affirme vouloir continuer à soutenir cette offre puisqu’elles permettent un épanouissement aussi humain qu’économique en développant des nouveaux secteurs, en créant des emplois et en améliorant les conditions de vie des citoyens.

Alors que les intentions de vote du Parti Québécois baissent dans les sondages à la veille du déclenchement des élections, la députée mise sur la continuité pour se démarquer des autres candidats en lice.

« Rien ne se fait en claquant des doigts, ça prend du temps. J’ai cette vision du développement social, économique, communautaire, culturel. Je pense que c’est cette combinaison-là que j’offre aux citoyens. »

 

Un texte de Marielle Guimond

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