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La mairie dévoile son plan d’action contre l’agrile du frêne

Dans la bataille contre l’agrile du frêne, 700 arbres seront abattus et 1200 replantés cette année. Cette différence positive de 500 arbres satisfait le maire de l’arrondissement, Réal Ménard.

Dans une réunion avec les médias locaux, l’édile de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve a voulu rappeler que son arrondissement est le plus touché, avec ceux de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, en raison du choix de la mairie dans les années 1970 d’une monoculture pour sa forêt urbaine.

À la place des arbres coupés, la mairie a décidé d’élargir sa palette d’essences, puisqu’on verra des féviers, des chicots du Canada, des ginkgos bilobas, des ormes et des érables dans un premier temps. Pour ce faire, la Ville centre a ainsi prévu 373 000 $, ce qui porte l’enveloppe d’actions à 688 000 $ pour 2015.

Aucun lieu dans le quartier n’est épargné. Dans Hochelaga-Maisonneuve, les coupes se feront principalement autour de la rue Sainte-Catherine, à l’ouest de Pie-IX, et sur les rues Préfontaine et Saint-Germain, au sud d’Ontario.

Apparu à l’été 2011 sur l’île de Montréal, l’agrile du frêne est un coléoptère asiatique qui pond ses œufs dans les canaux des cimes des arbres. Ses larves empêchent alors la circulation de la sève tout en s’en nourrissant. L’arbre meurt ainsi en peu de temps.

Prévention

Pour éviter la propagation de l’insecte, l’arrondissement va traiter avec un insecticide biologique, le TreeAzin, 2285 arbres de sa forêt urbaine, principalement autour des arbres infectés.

Le principe du TreeAzin est d’empêcher l’agrile de pondre dans l’arbre, mais c’est une solution temporaire, puisqu’il faut retraiter les arbres aux deux ans.

À côté de cela, plusieurs projets pilotes ont été mis en place dans l’arrondissement. Des pièges à champignons Beauvaria bassiana ont été installés aux 5245-5285, boulevard Pierre-Bernard, 2773-2805, rue Aubry, 2742-2783, rue Saint-Émile et 9300, rue Sainte-Claire. Ce champignon va parasiter le coléoptère et ses larves, qui meurent au bout de quelques jours.

Au Jardin botanique, on teste la guêpe Tretastichus planipennisi, inoffensive pour l’humain, mais ô combien dangereuse pour l’agrile, puisqu’elle pond ses œufs dans les larves du coléoptère, qui sont ainsi utilisées comme plat de résistance…

Frênes privés

Le 20 juillet 2015, à 19 h, à la maison de la culture de Mercier aura lieu une réunion d’information auprès des propriétaires de frênes pour leur rappeler leurs obligations quant à la lutte contre l’agrile du frêne, ainsi que les subventions, à hauteur de 50 % de la facture, pour l’entretien et la mise en place d’un traitement, soit le TreeAzin ou la coupe.

A propos Arnaud Stopa

Diplômé d’histoire et de journalisme, un océan sépare le quartier qui l’a adopté en 2013 et ses origines. Surnuméraire au journal le Devoir, (vidéo) journaliste pigiste occasionnel, critique de musique métal à ses heures perdues, il souhaite faire connaître Hochelaga et son évolution actuelle.

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