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#LaQuestiondelaSemaine: l’éducation

Durant la campagne électorale provinciale, QuartierHochelaga.com pose «la question de la semaine» (#LQS). Le concept? Une question par semaine aux candidats à la députation provinciale. 5 questions pour 5 thèmes différents. Cette semaine, nous parlons d’éducation.

L’école Baril, aussitôt ouverte, aussitôt à pleine capacité; l’école Hochelaga aussitôt dissoute, aussitôt dans des projets de réouverture; l’école Saint-Nom-de-Jésus toujours en réfection, alors qu’elle devait accueillir les élèves dès cette année. Le réseau des établissements scolaires d’Hochelaga peine à suivre les dynamiques démographiques du quartier. Les bâtiments présentent aussi des conditions difficiles pour la sécurité sanitaire des enfants et des enseignants. Résultat: les écoles d’Hochelaga se classent parmi les pires établissements de la province tant dans la qualité des infrastructures que dans les taux de réussite. Si votre parti est porté au pouvoir, quelles actions allez-vous mener pour permettre aux élèves hochelagais un meilleur accès à une éducation de qualité ?

Québec Solidaire – Alexandre Leduc

L’état des écoles publiques du quartier a de quoi décourager. Comment avons-nous pu en arriver là ? Si l’école Baril est enfin reconstruite, trop d’écoles sont encore dans un piteux état. C’est le résultat d’années d’austérité où la vieille classe politique a été plus occupée à satisfaire l’élite qu’à s’occuper de l’éducation de nos enfants.

Entre 2010 et 2016, les gouvernements libéraux et péquistes ont coupé plus de 1,5 milliard de dollars en éducation. Cela a pour conséquence que les écoles n’ont plus les fonds nécessaires pour investir dans l’entretien. C’est exactement ce qui est arrivé dans Hochelaga-Maisonneuve. Le quartier a pris un dur coup dans les dix dernières années. Combien d’enfants ont été forcés d’attendre l’autobus chaque matin pour aller dans une école d’un quartier avoisinant ? Combien d’enfants et de travailleuses et travailleurs des écoles ont évolué dans des environnements qui ne sont pas sécuritaires pour leur santé ? Cette situation ne peut plus se reproduire à l’avenir. Mais pour ne pas revivre le drame que les familles du quartier ont vécu pendant des années, il va falloir faire autrement. Et pour cela, il n’y a que Québec solidaire qui a des propositions.

Il faut absolument que chaque enfant ait accès à une école saine dans le quartier. Pour y arriver, nous proposons d’investir massivement dans nos écoles publiques. Pour y parvenir, nous proposons une mesure populaire et courageuse : mettre progressivement fin au financement public des écoles privées. Bien que la vaste majorité des parents du quartier envoie leurs enfants au public, ils sont tout de même obligés de payer pour les écoles privées. En allant chercher ces sommes et en les réinvestissant dans nos écoles publiques, nous réussirions à mieux entretenir les écoles. Bien que 75 % de la population québécoise appuie cette proposition solidaire, aucun autre parti n’a le courage d’aller chercher ces fonds publics pour régler les nombreux problèmes de l’école publique.

Québec solidaire propose aussi d’adopter un plan national pour rénover et entretenir les écoles publiques en accordant la priorité à la santé et à la sécurité du personnel et des élèves. La santé de nos enfants et du personnel des écoles vaut trop cher pour qu’on accepte de laisser aller les choses comme par le passé. Et tant qu’à y être, il faut s’assurer de mieux construire les écoles de l’avenir. C’est pourquoi un gouvernement solidaire reverrait le mécanisme d’octroi des contrats pour la construction de nouvelles écoles pour favoriser une architecture innovatrice, accueillante et stimulante.

Pour aider les familles qui en arrachent dans les dernières années avec les salaires qui stagnent dans plusieurs secteurs, un gouvernement solidaire instaurera la gratuité scolaire sur une période de cinq ans. En pleine rentrée scolaire, les parents du quartier savent bien que l’éducation est loin d’être gratuite. Les factures s’accumulent vite : frais afférents chargés par les établissements, transport scolaire, matériel, services de garde, surveillance le midi, sorties scolaires. Il y a aussi une grande disparité des frais exigés​ entre les différents établissements scolaires. Des calculs basés entre autres sur les données d’une étude du ministère de l’Éducation démontrent qu’une rentrée scolaire peut globalement coûter en moyenne 558 $ par enfant par année. La gratuité scolaire permettrait de donner de l’air aux familles !

Si nous voulons nous assurer que nos enfants puissent apprendre dans des bonnes conditions et dans des écoles saines, il va donc falloir miser sur un parti qui propose de faire autre chose que de continuer de gérer le Québec à la petite semaine. C’est exactement ça que Québec solidaire vous propose dans cette campagne électorale.

Parti Québecois – Carole Poirier

Mon travail pour valoriser l’éducation dans Hochelaga-Maisonneuve

L’éducation n’est pas une question d’argent, c’est une question humaine. C’est une question de relations entre les professeurs et les élèves, d’avenir, d’enfants et d’écoles en santé !

Réaménager les écoles d’Hochelaga-Maisonneuve et appuyer les initiatives des parents et conseils d’établissements a été la priorité de mon travail des dernières années.

Entre les revendications politiques que je mène et défends avec d’autres intervenants scolaires, entre la réalité que vivent les parents, les enfants ou les profs, entre les rumeurs, les préjugés et les ragots qui dépeignent notre quartier et ses écoles comme les cancres de Montréal, il y a beaucoup de nuances à faire. Ceux qui y travaillent, y vivent et y étudient le savent !

Parlez-en aux élèves de Chomedey-de-Maisonneuve qui bénéficient en ce moment du Passeport pour ma vie de quartier, une initiative qui leur donne accès gratuitement aux installations culturelles et sportives de notre quartier. Parlez-en aux organismes d’aide aux devoirs qui appuient parents et enfants dans le travail scolaire après l’école; des histoires d’espoir et de réussite, ils en ont plein !

Au-delà des luttes de 2012-2013 pour faire reconstruire l’école des écoles de la rue Adam, au-delà de l’ouverture de notre belle école Baril, au-delà des difficultés aussi, ça bouge dans le milieu scolaire d’Hochelaga-Maisonneuve !

Nos écoles suscitent énormément d’engagement. En ce moment, avec les parents, les professeurs et le personnel de soutien, je travaille sur trois objectifs:

  1. Appuyer la CSDM dans leurs négociations pour obtenir du Ministère de l’Éducation les sommes nécessaires à l’entretien et l’aménagement des écoles du quartier. Au cours des quatre dernières années, notre quartier a obtenu plusieurs millions de dollars pour rénover ses bâtiments scolaires. Ça veut dire des cours d’écoles, des toitures, des fenêtres, bref des installations de meilleure qualité.
  2. J’ai obtenu que l’école Irénée-Lussier pour les enfants handicapés soit reconstruite. J’ai aussi obtenu qu’on démarre à la rénovation de Saint-Nom-de-Jésus. Je m’assure que ces deux chantiers majeurs, pour lesquels il a fallu négocier très fort, arrivent à terme rapidement.
  3. Obtenir du Ministère les autorisations pour que la CSDM procède à la réouverture d’une école Hochelaga rénovée et améliorée, avec en annexe un centre de loisirs communautaire et sportif. Le sud-ouest du quartier est dépourvu en équipements de sport et loisirs. Tant qu’à construire des installations dans un contexte scolaire, pourquoi ne pas leur donner de l’envergure et permettre à l’ensemble de la population d’y avoir accès en dehors des heures de cours ?

En terminant, j’aimerais vous présenter quelques propositions que le Parti Québécois souhaite mettre en place dès la première année de son mandat et qui sont particulièrement pertinentes pour Hochelaga-Maisonneuve.

Grand chantier d’alphabétisation

Selon la plus récente étude de l’OCDE, 53 % des québécois de 16 à 65 ans ont de très faibles compétences en lecture et en écriture, nous voulons y remédier en mettant en place un important chantier qui mobilisera l’ensemble de la société.

Ressources locales mises en commun

Pour plus d’égalité et d’équité entre les élèves, pour simplifier la tâche des parents et réduire les coûts, nous proposons l’achat groupé de fournitures scolaires, ainsi que des cuisines collectives pour fournir des repas équilibrés à petits prix dans les écoles.

Commissions scolaires

Notre programme est clair: nous n’abolirons pas les commissions scolaires. Nous voulons éviter le brassage des structures et valoriser la démocratie scolaire.

Plusieurs annonces restent à venir au cours de cette campagne électorale, mais un chose est certaine, je suis là pour la communauté scolaire de notre quartier !

Parti Libéral du Québec – Julien Provencher-Proulx

AGIR DE 0 À 18 ANS POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE DES JEUNES  

Pour les enfants en services de garde éducatifs

Nous agirons tôt auprès de tous les enfants en assurant une continuité de services éducatifs de qualité, peu importe le milieu éducatif dans lequel évolue l’enfant.

    • Les services éducatifs pour les enfants de 4 ans seront gratuits, qu’ils soient inscrits à la maternelle 4 ans ou en services de garde (service de garde scolaire, CPE ou garderies)
    • Ajout de ressources financières, humaines et matérielles dans les services de garde éducatifs à l’enfance.
    • Les services de garde éducatifs à l’enfance feront partie du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Pour les élèves au niveau primaire

Nous soutiendrons, dès l’entrée à l’école, les enfants du Québec afin d’assurer une réelle égalité des chances et nous favoriserons la maîtrise de l’anglais comme langue seconde.

    • En plus de l’enseignant, une deuxième personne sera ajoutée à temps plein dans toutes les classes préscolaires 4 et 5 ans et en première année du primaire pour accompagner au quotidien les enfants et l’enseignant (ex: deuxième enseignant(e), un(e) technicien(ne) en éducation spécialisée, un(e) orthopédagogue, un(e) orthophoniste, un(e) psychologue, etc.).
    • Le cours d’anglais intensif sera implanté plus rapidement en 5e et 6e année du primaire pour favoriser la maîtrise d’une langue seconde chez les enfants : toutes les écoles primaires du Québec qui voudront offrir l’anglais intensif pourront le faire.

Des parcours d’apprentissage adaptés

Nous ne laisserons aucun jeune derrière en menant les élèves du Québec à l’obtention d’un diplôme ou d’une qualification et en leur offrant des opportunités d’apprentissage correspondant à leurs besoins jusqu’à 18 ans.

    • Les jeunes seront placés en situation d’apprentissage jusqu’à l’âge de 18 ans ou jusqu’à l’obtention d’un premier diplôme ou d’une première qualification en offrant des parcours diversifiés et attrayants, tels que de l’apprentissage traditionnel en classe avec des ratios réduits, la formation en milieu de travail, des stages ou de la formation professionnelle, pour répondre aux différents besoins.

DES ÉCOLES MODERNES, DES ÉLÈVES ACTIFS 

Des écoles modernes

Les élèves pourront apprendre dans des milieux de vie sains et sécuritaires en apprenant dans les plus belles écoles du monde et seront préparés à la 4erévolution industrielle au Québec, celle du numérique. 

    • Poursuite du grand chantier de rénovation des écoles, amorcé au printemps 2016, afin d’éliminer toutes les écoles vétustes du Québec d’ici 2030.
    • Désormais, faire de tous les projets d’agrandissement ou de construction d’écoles des Lab-Écoles, soit des écoles modernes et innovantes offrant un environnement stimulant et propice à l’apprentissage. D’ici 4 ans, 200 Lab-écoles seront réalisés.
    • Implantation de l’usage de la programmation informatique et du codage à des fins pédagogiques dans la majorité des écoles primaires et secondaires d’ici l’année scolaire 2020-2021.
    • Implantation de matériel à la fine pointe de la technologie, directement dans less classes. Il s’agit de combos numériques qui regroupent, d’une part, du matériel informatique et, d’autre part, de la formation et de l’accompagnement pour l’ensemble du personnel scolaire.

Des élèves actifs

Les jeunes pourront ainsi pratiquer de l’activité physique et développer de saines habitudes de vie, et ce, dans des milieux stimulants et accueillants. 

    • Toutes les écoles primaires du Québec disposeront, d’ici 4 ans, d’un gymnase par la poursuite du programme « Une école, un gymnase ».
    • Tous les élèves du primaire pourront bouger 60 minutes par jour pour développer de saines habitudes de vie.
    • Les examens en éducation physique au primaire seront abolis pour transmettre à tous les jeunes le goût de bouger.

SOUTENIR LES ARTISANS DE LA RÉUSSITE 

Mieux outiller

Nous mettrons en place un plan complet pour l’ensemble des enseignant(e)s du Québec, notamment en leur assurant une formation initiale et continue bonifiée ainsi qu’un soutien accru durant la carrière pour mieux les préparer aux réalités de la classe d’aujourd’hui.

  • Réviser et rehausser la formation initiale des étudiantes et des étudiants au baccalauréat en enseignement.
  • Créer un examen national de maîtrise du français qui remplacera l’actuel examen du TECFÉE.
  • Offrir aux enseignants tout au long de leur carrière de la formation continue adaptée à leurs besoins et à ceux des élèves.
  • Créer un institut national d’excellence en éducation pour mieux développer, partager et diffuser les meilleures pratiques pédagogiques et les résultats issus de la recherche.

Mieux valoriser

Pour que l’éducation soit une réelle priorité du Québec, nous valoriserons la profession enseignant(e) en améliorant leurs conditions de travail.

  • Améliorer les conditions de travail des enseignantes et des enseignants en début de carrière en éliminant les 6 premiers échelons salariaux.
  • Promouvoir l’apport indispensable des personnes oeuvrant dans nos établissements d’enseignement dans la réussite éducative de toutes les Québécoises et de tous les Québécois, de la petite enfance à l’âge adulte par le lancement d’une campagne nationale de valorisation

Coalition Avenir Québec – Sarah Beaumier

Il faut se rendre à l’évidence : il y a eu de l’improvisation de la part des libéraux, un manque de vision aussi!  15 ans au pouvoir et pas de plan à long terme.

Un gouvernement de la Coalition Avenir Québec a la ferme intention de moderniser nos écoles afin d’avoir assez de classes, d’en faire des milieux plus stimulants, plus modernes, plus beaux!

En fait, tout ce qui touche ce que nous avons de plus cher, nos enfants, est au coeur de notre action politique.

Ces grands chantiers visant à agrandir, moderniser et construire de belles écoles doit aussi s’accompagner d’une vision, d’un plan de match pour l’éducation au Québec. C’est pour cette raison que la CAQ a aussi présenté plusieurs propositions pour les enfants d’Hochelaga-Maisonneuve et d’ailleurs, notamment :

  • Prématernelle 4 ans universelle, gratuite et non obligatoire
  • Dépistage précoce et suivi des enfants avec troubles de l’apprentissage et/ou du développement
  • Une heure de plus par jour au secondaire; du parascolaire et de l’aide aux devoirs pour tous

Chaque enfant d’Hochelaga-Maisonneuve a le droit d’avoir accès à une éducation de qualité.  Nos enseignants – qui font un travail exemplaire avec eux – doivent aussi avoir les moyens et l’équipement pour permettre à nos enfants de rayonner.

A propos Arnaud Stopa

Diplômé d’histoire et de journalisme, un océan sépare le quartier qui l’a adopté en 2013 et ses origines. Surnuméraire au journal le Devoir, (vidéo) journaliste pigiste occasionnel, critique de musique métal à ses heures perdues, il souhaite faire connaître Hochelaga et son évolution actuelle.

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