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L’Atelier 508 Éco-Coiffure: une entreprise qui ose

Trois mois après son ouverture, l’Atelier 508 Éco-Coiffure, situé au 5ème étage de l’ancienne usine de textile de la rue Moreau, ne désemplit pas. Portrait d’une entreprise qui ose.

Un salon Éco-Coiffure à Hochelaga

C’est dans un espace cosy que Julien-Maxime Roy-Lafortune a choisi d’ouvrir son premier salon de coiffure. Le ton est donné, Julien reçoit sa clientèle dans une atmosphère intimiste, presque familiale. Le mobilier a été choisi avec soin et provient d’anciens meubles recyclés, donnant un look vintage très actuel.

Lorsque l’aventure a commencé pour Julien, il ne se voyait pas ouvrir son premier salon dans un autre quartier qu’Hochelaga : « Il y a une vraie vie de quartier ici, et les gens ont été exceptionnellement réceptifs à mon projet. J’ai reçu un accueil très chaleureux dès les premiers jours de mon installation », explique-t-il.

« Quand j’ai visité le local, je suis tombé sous le charme, la vue est splendide et j’ai rapidement commencé à me projeter », se souvient Julien. « Je voulais concevoir mon mobilier. J’ai, par exemple, récupéré d’anciennes chaises de salon et j’ai tout simplement changé les pieds. ». Si sa clientèle n’a pas hésité à le suivre dans son nouveau local, Julien a également su convaincre les résidents d’Hochelaga d’embarquer dans son projet. Fort de son succès, il a invité récemment Jessica, une coiffeuse expérimentée, à partager son espace.

À l’écoute de sa clientèle

Julien est un artiste qui place le service à la clientèle au cœur de son métier : « Je prends le temps de comprendre les besoins de mes clients et je m’assure de leur offrir une expérience bienveillante », explique-t-il. Dans un premier temps, il souhaitait créer un service plus personnalisé; le concept éco-responsable est venu par la suite.

L’univers de la coiffure est un milieu très polluant : « Je me suis dit qu’il était possible de faire autrement et je souhaitais amener ma clientèle à me suivre. Toutefois, je souhaitais aussi offrir une gamme de produits naturels de qualité à mes clients », nous confie-t-il. Et ce n’est pas chose aisée. Heureusement, Julien peut compter sur la compagnie Davines, qui est devenu son principal fournisseur. Il s’agit d’une usine environnementale qui possède sa propre forêt de bois rapidement renouvelable. « Dernièrement, ils ont remplacé la protéine de lait de vache par de la protéine de quinoa dans leur coloration ».

Un concept audacieux

Julien se souvient aussi de sa rencontre avec Green Circle Salons, un organisme qui invite les professionnels de la beauté à adopter des habitudes écologiques simples, comme la récupération de cheveux, de métaux souillés ou encore les restants de coloration. « De cette manière, rien ne se perd, et les déchets pourront servir à la fabrication d’absorbants naturels, de rembourrage pour matelas ou encore être transformés en énergie renouvelable ». En rejoignant ce mouvement, Julien a permis à son salon de devenir éco-responsable à 95 %.

Mais ce passionné de coiffure ne souhaite pas en rester là et compte bien aller chercher les 5 % restants. C’est bien souvent lors d’échanges avec ses clients que Julien trouve ses meilleures idées : « Les échanges avec ma clientèle me procurent une grande richesse ». Il avoue écouter attentivement les conseils de sa clientèle parfois plus expérimentés que lui.

Ses produits ménagers, son café et son thé, Julien va les chercher dans une boutique écologique du quartier, Biothentique. Pour être complètement en phase avec les principes du Zéro-Déchet, il a même installé une poubelle à compost qu’il ramène chez lui, puisque l’immeuble ne pratique pas le compost. « Le green est entré dans ma vie privée et inspire également mon entourage », nous dit-il d’un air amusé.

Un avenir serein

Julien est reconnaissant de ce qu’il lui arrive. « Les choses se passent bien et je ne pense pas vraiment à l’avenir. Je profite du présent ».

Pour autant, il souhaite toujours faire évoluer son salon : « Je ne me sens pas 100% éco-responsable et j’espère ne jamais le ressentir, car cela voudrait dire que je n’essaie plus de m’améliorer ou trouver des solutions », nous raconte-t-il, avant de laisser son imagination rêver à un système de récupération d’eau de pluie ou encore à des panneaux solaires installés sur le toit de l’immeuble.

Crédit photo: Claudia Grégoire

A propos Céline Pallares

Céline Pallares
Passionnée d'écriture, Céline est l’auteure d’un blogue sur la mode responsable, un sujet qui lui tient à cœur. Elle continue sa formation en écriture journalistique et espère devenir une rédactrice à temps plein. C'est dans le quartier Hochelaga qu'elle a décidé de s'installer avec sa petite famille il y a maintenant 3 ans.

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