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Le maire Ménard pourrait perdre son poste

(g. à d.) Réal Ménard, Laurent Blanchard, Marcel Côté. (Photo: Anne-Marie Provost)
(g. à d.) Réal Ménard, Laurent Blanchard, Marcel Côté. (Photo: Anne-Marie Provost)

En point de presse ce matin à l’Hôtel de Ville de Montréal, le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, a publiquement demandé qu’un changement soit apporté à la loi électorale sans quoi il perdrait son siège d’élu, ce qui déclencherait une élection complémentaire dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM).

Sa sortie coïncide avec la publication récente par La Presse d’une lettre du chef défait de Coalition Montréal, Marcel Côté, sur un article de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités qui prévoit l’imposition d’une sanction aux partis qui ne remettent pas leur rapport de dépenses électorales dans le délai fixé.

Comment Réal Ménard serait-il affecté par cet article de la Loi? Dans le cas où le chef n’a pas été élu, comme c’est le cas de Marcel Côté, la sanction est imposée au membre élu ayant obtenu le plus grand nombre de votes – donc à Réal Ménard, puisqu’il a récolté un peu plus de 15 000 votes.

Lors de son point de presse, M. Ménard a expliqué que loi actuelle fait en sorte que son parti, Coalition Montréal, n’est pas en mesure de recevoir des fonds afin de rembourser une créance de 500 000 $. La loi prévoit en effet qu’un remboursement doit être émis à un candidat à la mairie qui obtient 15 % ou plus des votes. N’ayant obtenu que 13 % des voix, M. Côté n’a pas été élu; la responsabilité tombe sur les épaules de Réal Ménard.

Ce dernier souhaite que les règles régissant les élections municipales soient harmonisées avec celles applicables au niveau provincial qui prévoient plutôt un remboursement en fonction des votes obtenus par les partis.

Clairement ému par la situation dans laquelle il se trouve, Réal Ménard a affirmé qu’il attendait une réponse du gouvernement du Québec depuis deux semaines. M. Ménard a d’ailleurs souligné qu’il coûterait 1,1 million de dollars pour tenir une élection partielle dans MHM comparativement à la somme de 500 000 $ due par Coalition Montréal.

M. Ménard a également tenu à remercier le maire de Montréal, Denis Coderre, pour son appui. Rappelons-nous que le nouveau maire de Montréal a récemment nommé M. Ménard au comité exécutif et qu’il lui a confié la responsabilité du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts.

Réactions sur Twitter

On retrouvait dans la Twittosphère de nombreuses réactions au point de presse de Réal Ménard; la majorité semblait dénoncer le fait qu’on changeait les règles du jeu afin d’accommoder les perdants.

@j_sm29 (Joël Simard-Ménard) : « Coalition Montréal veut faire changer la loi électorale APRÈS l’élection. Ils auraient [sic] dû la lire AVANT. Prenez vos responsabilités. #polmtl »

@jeannecorriveau (Jeanne Corriveau) : « Denis Coderre appuie Réal Ménard et a parlé à Pauline Marois qui est d’accord pour amender loi #polmtl » suivi de « PRÉCISION de M. Coderre : Mme Marois a écouté ses arguments et est d’accord pour se pencher sur le problème. »

@jzoubris (Jimmy Zoubris) : « Désolé Mastercard – Je ne peux pas payer ma facture. Pouvez-vous s’il vous plaît demander au gouvernement de payer? #polmtl #CoalitionMtl »

@jlratel (Jean-Luc Ratel) : « Wow! Des élus demandent qu’on change les lois a posteriori quand ça ne fait plus leur affaire. Un chausson avec ça, @Coalition_Mtl ? #polmtl »

Extrait de l’article de la Loi 

« 502. Le chef du parti dont le rapport financier ou le rapport de dépenses électorales n’est pas transmis dans le délai fixé perd le droit d’assister en tant que membre aux séances du conseil de la municipalité à compter du dixième jour qui suit l’expiration de ce délai, tant que le rapport n’a pas été transmis et sous réserve de l’article 505.

Dans le cas où le chef n’est pas membre du conseil, la personne qui était le candidat du parti au poste de maire lors de la dernière élection perd le droit d’assister aux séances en vertu du premier alinéa; dans le cas où cette personne n’est pas non plus membre du conseil, celle qui perd le droit d’assister aux séances est la personne qui est membre du conseil et qui était le candidat du parti, lors de la dernière élection, qui a obtenu le plus grand nombre de votes*. […] »

* Le gras est de QuartierHochelaga.

 

A propos Jean-Pierre J. Godbout

Jean-Pierre J. Godbout
Président du conseil d'administration de QuartierHochelaga coop de solidarité et ancien rédacteur en chef de QH, Jean-Pierre prend un plaisir fou à découvrir les belles et bonnes choses qui l’entourent dans le quartier qu’il habite; Hochelaga-Maisonneuve. Franco-ontarien déraciné, il détient un baccalauréat en communication sociale de l’UQTR et travaille actuellement une maîtrise en administration publique. Il œuvre dans le domaine des relations publiques et des communications depuis près de 10 ans au sein d’institutions gouvernementales et communautaires.

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