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Le ZH Festival dévoile la programmation de sa 10e édition

De retour pour une dixième édition du 17 juillet au 11 août, le ZH Festival, ambassadeur de la scène émergente montréalaise, propose 28 nouvelles créations artistiques en théâtre, danse, lecture, performance et musique.

Le festival, auparavant nommé Zone Homa, s’échelonnera sur quatre semaines de « laboratoire créatif », en mettant en valeur 200 artistes, trois résidences artistiques et une grande collaboration Haïti-Montréal. Une grande partie des prestations auront lieu à la Maison de la culture Maisonneuve.

La directrice générale et artistique du festival, Mellissa Larivière a salué les créateurs de la relève qui ont osé présenter leur projet depuis dix ans. « J’ai eu la chance de rencontrer des artistes avec beaucoup d’audace et de professionnalisme », souligne-t-elle, faisant référence à des artistes aujourd’hui prolifiques comme Simon Boulerice qui a passé par le Festival a trois occasions.

Celle-ci a également abordé le changement de nom du festival, survenu l’an dernier. « Le terme « Homa » n’était pas un symbole de la gentrification il y a dix ans, mais il l’est devenu. Le vocabulaire évolue, nous aussi, précise la fondatrice du festival. Peu importe tes origines, peu importe d’où tu viens, ZH c’est un safe space ouvert à tous. »

Le directeur artistique d’Espace Libre, Geoffrey Gaquère, souligne quant à lui l’importance du festival dans l’écosystème théâtral montréalais. « C’est important d’avoir un banc d’essai pour les créateurs à Montréal. Ce festival est capital pour la vitalité théâtrale à Montréal ! », explique-t-il.

Crédit : ZH Festival

Une programmation riche

La programmation s’ouvrira le 17 juillet avec la pièce Umanishish, mise en scène par Xavier Huard et interprétée par l’artiste innue Soleil Launière, originaire de Mashteuiatsh. La pièce propose « un carnaval d’archétypes universels » où les créateurs promettent de brouiller « les contours invisibles de ce qui nous définit ». À voir !

Côté musical, le musicien Simon Trottier (membre de plusieurs groupes dont Timber Timbre) viendra présenter le 3 août un projet plus expérimental axé sur la guitare électrique « où les côtés textural et ambiant provenant de l’instrument sont mis de l’avant à l’aide d’une multitude de boîtes à effets ». L’artiste multidisciplinaire Joël Vaudreuil viendra pour cette soirée épauler son acolyte avec la projection d’une banque d’images pour accompagner la musique.

Pour la danse, le spectacle Give me a revolution, mis en scène par Mireille Camier, promet de plonger le public dans les mouvements sociaux de notre époque : la révolution verte (Téhéran, 2009), la révolution du jasmin (Tunis, 2011), les indignés (Barcelone, 2011) et le printemps érable (Montréal, 2012). À l’affiche le 9 août à la Maison de la culture Maisonneuve.

Les personnes friandes de performance underground seront servies avec GENDERF*CKER. Dans sa création, Pascale Drevillon propose de déconstruire et reconstruire les archétypes masculins-féminins dans sa transformation en homme qu’elle n’a jamais été pour revenir à la « femme absolue ».

Le 31 juillet à la Maison de la culture Maisonneuve, il ne faudra pas manquer le passage du Festival Quatre Chemins, situé à Port-au-Prince, reçu grâce à un projet coopératif entre Montréal et Haïti. Cette résidence de création vise à mettre en valeur les arts vivants et la poésie des deux villes : Montréal et Haïti.

Du côté des résidences artistiques, le ZH Festival ouvre ses portes à Pascale St-Onge et à Frédéric Sasseville-Painchaud pour le spectacle Kink, qui sera à l’affiche lors de la prochaine saison d’Espace Libre. Une résidence est également accordée à l’auteur Étienne Lou en compagnie de la mentore et auteure Sylvie Drapeau.

Et tout ceci, bien sûr, n’est qu’un avant-goût de la riche programmation qu’il est possible de consulter en détail sur le site du festival.

A propos Samuel Lamoureux

Samuel Lamoureux
Journaliste, improvisateur à la retraite, Samuel est un passionné de musique électronique, de littérature et de sociologie. Hochelaga-Maisonneuve l'a toujours fasciné par son pôle contre-culturel à Montréal. Rendez-vous au Pizza Piroz pour une discussion sur l'avenir du quartier.

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