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L’école Saint-Nom-de-Jésus rouvrira avec un an de retard

EXCLUSIF – L’école primaire Saint-Nom-de-Jésus, délocalisée depuis 2012 en raison de problèmes de qualité de l’air, n’ouvrira ses portes qu’en septembre 2019, et non en 2018 comme le prévoyaient les travaux à l’origine.

Les premiers plans indiquaient tous que l’école située au coin des rues Adam et Pie-IX devait rouvrir ses portes en septembre 2018. Or, les parents ont eu une mauvaise surprise lors de la rentrée : l’école n’est toujours pas prête et plusieurs panneaux de bois recouvrent encore les fenêtres.

Qu’est-ce qui explique ce retard ? La commissaire scolaire d’Hochelaga-Maisonneuve, Diane Beaudet, souligne que le retard provient de différentes raisons. Un appel d’offres important de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a dû être annulé parce qu’il n’aurait reçu aucune soumission. « Il y a différentes étapes qui se sont compliquées dans les travaux, affirme-t-elle. Mais en ce moment plus de 70 % du contrat est terminé. La peinture est presque terminée à l’intérieur, ça avance très bien. »

Il faut préciser que l’école Saint-Nom-de-Jésus n’a pas été totalement démolie. La façade a été préservée, mais l’intérieur a été complètement refait à neuf. Il n’y a à peu près que la brique qui a été préservée sur le bâtiment d’origine.

« On est sur les derniers milles des travaux. L’école risque d’être complétée d’ici Noël, je dis bien « risque », car il pourrait y avoir des impondérables qui retarderaient davantage les travaux. Si tout va bien, l’école sera complétée en décembre. Avec l’installation, on s’aligne pour la rentrée 2019 officiellement », énonce Diane Beaudet.

Parmi les choses qui restent à finaliser, on mentionne la finition d’asphaltage, des clôtures à réparer, l’intercommunication, l’alarme incendie et la cour d’école.

L’école Saint-Nom-de-Jésus. Crédit photo Samuel Lamoureux

Délai administratif et manque de main-d’œuvre

La députée d’Hochelaga-Maisonneuve à l’Assemblée nationale du Québec, Carole Poirier, n’a pas caché son exaspération face à la situation de l’école Saint-Nom-de-Jésus. « C’est un processus qui s’éternise et qui n’a pas de bon sens, tous les allers-retours que doit faire la CSDM auprès du ministère de l’Éducation, c’est infernal et c’est comme si tout le monde travaillait les uns contre les autres au lieu de travailler ensemble », dit-elle.

Les principales causes ayant ralenti le processus de construction de l’école sont pour elle les délais administratifs et le manque de main-d’œuvre en construction. Le ministère de l’Éducation ne devrait pas représenter un frein comme il le fait en ce moment, mais plutôt un accélérateur. « La commission scolaire transmet au mois de juin une liste des travaux qu’elle veut faire de rénovation ou de construction d’école. Ça prend jusqu’au mois de mars de l’année suivante pour avoir un ok et après on peut commencer les appels d’offres. C’est beaucoup trop long comme processus », explique la députée que nous avons rejointe par téléphone en pleine campagne électorale.

Celle-ci précise que le Parti québécois veut proposer une nouvelle façon de faire pour accélérer les délais et pour mieux faire travailler les gens ensemble.

L’exemple de l’école Baril

Fermée depuis juin 2011 à la suite de problèmes de qualité de l’air, l’école Baril, située un peu plus à l’ouest sur la rue Adam, avait aussi subi un retard d’un an dans ses travaux pour finalement rouvrir l’an dernier, en septembre 2017.

Dans une entrevue effectuée l’an dernier, Diane Beaudet nous expliquait avoir appris des erreurs de l’école Baril : « Si dans le futur un tel problème refait surface, « les choses vont se faire mieux et plus rapidement » », affirmait-elle.

Le problème est que la cause des retards n’est pas la même dans les deux cas. Du côté de Baril, les retards avaient été causés par un problème dans la délivrance de plusieurs documents par la CSDM, mais aussi par les conditions de sol non coordonnées, la présence du massif de la Commission des services électriques de Montréal et la présence de semelles sur le domaine public.

« On a appris de Baril et les choses ont été différentes. Ce n’était pas du tout la même ampleur de travaux. Baril, c’était la reconstruction au complet et le ministère du Patrimoine était dans le dossier, ce qui n’est pas le cas pour Saint-Nom-de-Jésus », explique Diane Beaudet.

La capacité de la nouvelle école sera de 350 élèves. En ce moment, ce sont 190 élèves de l’école Saint-Nom-de-Jésus qui sont relocalisés à l’école secondaire Edouard-Montpetit sur l’avenue Pierre-de Coubertin depuis sa fermeture en 2012. Le nombre de places disponibles dans la nouvelle école pourra servir de « soupape » pour absorber le nombre excédent d’élèves dans le quartier. En effet, d’ici 2022, 225 élèves viendront s’ajouter dans les écoles primaires d’Hochelaga-Maisonneuve. On peut donc dire que cette nouvelle école se remplira vite.

A propos Samuel Lamoureux

Samuel Lamoureux
Journaliste, improvisateur à la retraite, Samuel est un passionné de musique électronique, de littérature et de sociologie. Hochelaga-Maisonneuve l'a toujours fasciné par son pôle contre-culturel à Montréal. Rendez-vous au Pizza Piroz pour une discussion sur l'avenir du quartier.

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