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Leduc: candidat d’opposition le plus tenace depuis 1970

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Également présent lors de l’élection de 2012, le candidat de Québec solidaire en est aujourd’hui à sa deuxième tentative. Acquis depuis près d’un demi-siècle au Parti québécois*, notre quartier semble pourtant avoir découragé chacun des candidats d’opposition qui ont tenté de se présenter contre les députés péquistes sortants. En effet, aucun d’eux ne s’est présenté plus d’une fois. « Mais le Parti québécois n’est pas maître d’Hochelaga-Maisonneuve », affirme l’aspirant député. « On sent un vent de changement assez fort. Et on l’a vu avec notre résultat de 24 % en 2012. Je n’ai pas vécu cette élection comme une défaite. Au contraire, c’était une première marche qui m’a motivé à prendre la seconde, aujourd’hui. »

N’ayant cessé de croître depuis 2007, les appuis à la formation de gauche semblent moins volatils que ceux des autres formations politiques présentes à Hochelaga-Maisonneuve, y compris le Parti québécois, dont les fluctuations et les chutes ont parfois été importantes. Lui demandant d’expliquer la croissance de cet intérêt envers son parti, Alexandre Leduc répond que l’âge des électeursen serait  en partie responsable. « Les 18-35 ans ont tendance à être plus proches de Québec solidaire que des autres formations. Et il y a énormément d’étudiants qui sont arrivés dans le quartier au cours des dernières années, estime-t-il. C’était mon cas; je suis arrivé ici pendant mes études à l’UQAM, j’ai adoré mon quartier et j’ai voulu m’y établir. »

Comparativement à 2012, Alexandre Leduc fera davantage de porte-à-porte afin de rencontrer les citoyens en personne et d’écouter leurs préoccupations. Au cours de cet exercice qu’il qualifie de stimulant et nécessaire, il remarque notamment que les électeurs sont nombreux à confondre les champs de compétence entre les différents ordres de gouvernement. « En matière de transport par exemple, les gens nous demandent ce qu’on prévoit pour améliorer le service sur les lignes de bus. Mais ce n’est pas le gouvernement du Québec qui contrôle les opérations de la Société de transport de Montréal, même s’il finance une bonne part de son budget », illustre le candidat. Refusant de fermer les yeux sur ce problème, Alexandre Leduc et son équipe ont ainsi lancé une pétition demandant à la STM de bonifier son offre de service sur les lignes 34 et 125. Il s’agissait pour lui d’une façon de mobiliser les gens du quartier autour d’un enjeu auquel il ne pouvait pas répondre en tant qu’aspirant député à l’Assemblée nationale.

Outre le transport collectif, le dossier des écoles fermées le préoccupe énormément. Il souhaite accélérer la réouverture des établissements s’il est élu le 7 avril. Autrement, à l’échelle nationale, la hausse du salaire minimum doit être un enjeu prioritaire, selon lui. « Beaucoup de personnes dans le quartier travaillent au salaire minimum. Souvent, ce sont des femmes monoparentales. Et une des meilleures méthodes pour les sortir de la pauvreté, c’est la hausse du salaire minimum », conclut-il. S’appuyant sur l’expérience de CAP Saint-Barnabé, un organisme local offrant des services d’aide alimentaire, il affirme que le salaire minimum actuel, à 10,15 $/h, ne permettrait pas à une personne travaillant à temps plein de vivre convenablement, contraignant celle-ci à se tourner vers les services d’aide. Le candidat de Québec solidaire suggère donc un passage à un taux minimum de 13,37 $/h, soit une augmentation de 32 %.

 

* À l’exception de l’élection partielle de 1979.

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