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6e semaine: la péréquation et les transferts de santé

BANNIERE V11

Durant la campagne électorale fédérale, QuartierHochelaga.com s’associe avec le groupe Facebook Hochelaga MON quartier, pour poser «La question de la semaine» (#LQS). Le concept? Une question par semaine aux candidats de notre circonscription*. 11 questions pour 11 thèmes différents . Vous êtes invités à vous joindre à la discussion qui se tiendra sur le groupe après chaque publication. Cette semaine, nous parlons péréquation et transfert de santé. 

En 2008, le gouvernement fédéral a imposé une limite de la hausse des montants de la péréquation à la croissance économique plutôt qu’aux revenus fédéraux, ce qui représente un manque à gagner selon les provinces. Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en a même fait une demande de modification du calcul dans la liste de ses attentes pour la province. Aussi, certains premiers ministres ont dénoncé par le passé la réduction des sommes allouées aux services de santé provinciaux, ce qui peut porter préjudice à la qualité des services de santé offerts à la population.

Les candidats sont unanimes: le gouvernement conservateur a nui aux relations de travail entre les provinces et le fédéral. Tous compte rétablir des relations de collaboration en proposant des rencontres. Pour le candidat du Bloc, Simon Marchand, il est important de rétablir à hauteur de 25% la prise en charge du système de santé québécois par le fédéral. Quant à la députée sortante Marjolaine Boutin-Sweet, elle souhaite aider les provinces à recruter et à améliorer leurs programmes de fin de vie. Du côté de la libérale Marwah Rizqy, elle repose ses futures actions au consensus issu des rencontres entre les provinces et un gouvernement libéral.

À vous de juger.

QUESTION: Comptez-vous modifier la règle de calcul de la péréquation? Et quelle est votre position concernant les transferts pour la santé?

 

ANNE-MARIE SAINT-CERNY
Parti vert du Canada

La candidate du Parti Vert du Canada n’a pas remis sa réponse au moment de publier, nous l’intégrerons une fois reçue.

 

«Nous réclamons le droit de retrait avec pleine compensation et sans condition du Québec et des provinces de tous les programmes fédéraux qui ne sont pas de compétence fédérale.» Simon Marchand

SIMON MARCHAND
Bloc québécois

Lorsque le gouvernement fédéral a choisi de modifier la formule de péréquation en 2008-2009  le Québec à perdu 1 milliard de dollars par année pour la santé et l’éducation notamment. 

Le Québec est loin d’être le plus grand bénéficiaire du système de péréquation, nous nous situons en effet à l’avant dernier rang des provinces bénéficiaires lorsque l’on tient compte des montants par habitant. Le gouvernement fédéral utilise les sommes ainsi dégagées pour empiéter sur les compétences provinciales.

Pour remédier à cette problématique, nous réclamons le droit de retrait avec pleine compensation et sans condition du Québec et des provinces de tous les programmes fédéraux qui ne sont pas de compétence fédérale.

Concernant les transferts en santé, le Québec et le Canada sont aux prises avec un déséquilibre fiscal extrême. Les coûts de santé vont augmenter avec le vieillissement de la population mais les transferts du gouvernement fédéral ne suivront pas. Tellement que si rien ne change, d’ici 30 ans, Ottawa aura entièrement payé sa dette, tandis que le Québec et les provinces seront en faillite.

Nous exigeons du gouvernement fédéral qu’il prenne en compte, dans le calcul des transferts, les effets du vieillissement de la population. La part du gouvernement fédéral dans le financement de la santé doit être au minimum de 25% par année. Historiquement, le fédéral réglait 50% de la facture et ce taux a fortement chuté au fil du temps.

Le financement adéquat de la santé sera le premier cheval de bataille du Bloc Québécois. On a tout à gagner à ce tenir debout face à Ottawa et si je suis élu, je me tiendrai debout pour Hochelaga

 

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«Un gouvernement libéral convoquera une rencontre fédérale-provinciale afin de convenir d’une entente à long terme sur le financement des soins de santé qui assurera un financement stable et suffisant» Marwah Rizqy

MARWAH RIZQY 
Parti libéral du Canada

Si nous sommes portés au pouvoir le 19 octobre prochain, nous rétablirons un vrai partenariat entre le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois qui respecte les compétences, les besoins et le caractère unique du Québec. Afin de revenir à cet esprit de coopération essentiel à la fédération, Justin Trudeau s’est notamment engagé à tenir une rencontre annuelle avec les premiers ministres des provinces, ce que Stephen Harper a toujours refusé de faire.

Les besoins en santé au Québec sont particulièrement criants. Notre système de santé a besoin de se moderniser afin de continuer à livrer des soins de santé efficaces et d’excellente qualité à tous. C’est pourquoi un gouvernement libéral convoquera une rencontre fédérale-provinciale afin de convenir d’une entente à long terme sur le financement des soins de santé qui assurera un financement stable et suffisant pour améliorer l’accès et la qualité des soins de santé et protéger le principe d’universalité.

En adoptant le budget d’austérité de Stephen Harper, il sera impossible pour le NPD de fournir le nouveau financement promis par Thomas Mulcair pour les soins de santé des aînés dans les limites d’un budget équilibré. En pleine campagne électorale, le chef du NPD a d’ailleurs déjà fait marche arrière sur sa promesse d’augmenter les transferts en santé aux provinces.

En ce qui concerne la péréquation, nous sommes prêts à entamer un dialogue avec le Québec et les autres provinces afin de bonifier la formule existante. Quant au droit de retrait avec pleine compensation des provinces, il s’agit d’un principe et d’une pratique bien établis que nous comptons respecter. L’entente sur l’union sociale conclue en 1999, ainsi que l’entente de 2004 sur la santé, toutes deux signées sous un gouvernement du PLC, le démontrent.

 

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«Le NPD croit que le gouvernement fédéral doit être un partenaire actif pour soutenir le système public de santé, en tout respect de la compétence des provinces dans ce domaine.» Marjolaine Boutin-Sweet

MARJOLAINE BOUTIN-SWEET 
Nouveau Parti démocratique

Depuis 10 ans, Stephen Harper n’a participé à aucune réunion du Conseil de la fédération. Zéro! Un Premier ministre fédéral qui refuse de rencontrer ses homologues des provinces, ce n’est pas sérieux. Thomas Mulcair s’est engagé travailler en collaboration et à participer avec eux à deux réunions par année.

La péréquation permet d’assurer une qualité de services équitable, d’un océan à l’autre. Alors que M. Harper a imposé unilatéralement des changements au programme de la péréquation, le NPD souhaite une discussion plus large sur ses modalités, qui réunira les provinces et territoires et prendra en compte d’autres transferts du fédéral, notamment les transferts en santé.

Les accords sur la santé 2004-2014 ont été un échec sous le régime conservateur. Le gouvernement a renoncé aux engagements pris auprès des provinces et des territoires, refusé de négocier un nouvel accord en santé et sabré le financement, pelletant 36 milliards $ dans la cours des provinces.

Un gouvernement du NPD fournira un financement stable et à long terme afin d’assurer la prestation de soins santé de qualité. Nous allons notamment :

  • investir dans les soins à domicile pour aider 41 000 aînés de plus;
  • aider les provinces à créer 5000 places supplémentaires en soins de longue durée;
  • améliorer l’accès aux soins palliatifs et de fin de vie;
  • investir 300 millions $ pour appuyer la construction de 200 cliniques additionnelles;
  • aider les provinces à embaucher plus de 7 000 médecins, infirmiers(ères) et professionnels de la santé.

Le NPD croit que le gouvernement fédéral doit être un partenaire actif pour soutenir le système public de santé, en tout respect de la compétence des provinces dans ce domaine. Nous mettrons fin aux compressions conservatrices et travaillerons avec les provinces et les territoires afin d’assurer un meilleur accès aux soins, ainsi que la viabilité du système de santé.

** Les candidats du BLOC, NPD, PCC, PLC, et PVC sont invités à participer. Au moment de publier, nous n’avons pas pu rejoindre le candidat du Parti conservateur du Canada. 

A propos Arnaud Stopa

Diplômé d’histoire et de journalisme, un océan sépare le quartier qui l’a adopté en 2013 et ses origines. Surnuméraire au journal le Devoir, (vidéo) journaliste pigiste occasionnel, critique de musique métal à ses heures perdues, il souhaite faire connaître Hochelaga et son évolution actuelle.

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