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Mercier–Hochelaga-Maisonneuve a du retard en matière de ruelles vertes

Les ruelles vertes, reprise de l’asphalte par les riverains, aidés d’un partenaire tels un écoquartier ou un arrondissement, sont moins populaires dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve que chez son voisin, Rosemont – La-Petite-Patrie. À l’aide de témoignages provenant des deux arrondissements, nous avons comparé les raisons qui motivent les citoyens à se lancer dans un tel projet et surtout les difficultés auxquels ils se heurtent en chemin. Deuxième article d’une série de trois

Sur les 346 ruelles vertes qu’on dénombre sur l’île de Montréal, 38 se retrouvent dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM), ce qui en fait le 4e arrondissement le plus productif en la matière sur les onze qui participent au programme.

Si cette position est assez appréciable, une distance importante sépare MHM de son voisin, Rosemont – La-Petite-Patrie, qui a à son actif 93 ruelles du type.

Rosemont est l’arrondissement de la métropole ayant le plus de ruelles vertes. Le verdissement de 3 158 m2 d’asphalte comportant 11 350 plantes et arbustes, 54 murales, 23 bancs et 72 bacs à fleurs caractérise l’arrondissement.

Suit le Plateau Mont-Royal avec ses 81 allées vertes; puis le Sud-Ouest qui en compte 47; Mercier–Hochelaga-Maisonneuve avec ses 38 ruelles, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension avec 32 allées; Ville-Marie qui en comporte 29 ( 8 dans Peter-McGill, 13 dans Sainte-Marie et 8 dans Saint-Jacques); Verdun qui en a 18; Côte-Des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce,7; Ahuntsic-Cartierville, 3 ainsi que Saint-Léonard et Lachine qui comptent chacun une seule ruelle verte.

Le Plateau Mont-Royal a été le premier à se lancer dans un tel projet, en 1981. Rosemont-La Petite-Patrie et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve ont créé leur première ruelle verte en 2010.

L’effet de domino ainsi que le budget réservé au verdissement dans chaque coin de Montréal sont deux éléments incitatifs importants motivant la prise en main d’un tel projet par les citoyens. Le simple fait de voir des ruelles vertes près de chez-soi, de constater les résultats que peut apporter cet investissement, inspire et crée un effet d’entraînement. Le budget qu’un arrondissement alloue aux ruelles vertes varie entre 10 000 et 20 000 $.

Comme ce type de verdissement demande avant tout une implication importante de la part des riverains, le défi des arrondissements est de piquer la curiosité et l’intérêt autour de cet enjeu.

Promesse électorale

Projet Montréal reconnaît et souhaite réduire l’écart entre Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont – La-Petite-Patrie et le Plateau Mont-Royal sur la question du verdissement. « Ça un effet magique sur la ville quand elle est plus verte, on aime mieux y vivre et s’y impliquer. J’y crois et je le remarque, il faut miser à fond là-dessus», soutient Éric Alan Caldwell, conseiller de ville dans HMH, district Hochelaga. Il précise que c’est ce genre de «petites batailles quotidiennes» qui fait toute la différence dans un quartier.

Crédit photo: Julien Lebreton / http://julienlebreton.com/ruelles/

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Daphné Ouimet-Juteau

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