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Un nouveau règlement ambitionne une diminution du stationnement privé

Plus de végétation, moins d’espace consacré au stationnement : tel est le but des modifications au règlement sur les stationnements privés que souhaite adopter l’arrondissement.

Le règlement qui s’appliquera sur les nouvelles constructions est une demande récurrente des promoteurs et des citoyens, indique le conseiller de ville d’Hochelaga, Éric Alan Caldwell. « Les promoteurs nous disent qu’ils cherchent à créer un cadre de vie pour se libérer de l’auto. Tout converge vers cela. »

Six changements doivent être apportés au règlement. La largeur minimale du stationnement passe de 2,75 m à 2,5 m. Pour éviter que cette diminution ne profite à la création d’une nouvelle place, le pourcentage de verdissement d’une parcelle est amené de 20 à 22 %, sans tenir compte des pavés alvéolés, qui sont dorénavant considérés comme surface minéralisée. « On utilisait le pavé pour atteindre les exigences de verdissement, explique Éric Caldwell. L’esprit de ce règlement, c’est d’offrir des aires communes où faire un pique-nique, jouer avec les enfants ou planter un potager. Sous une voiture, le verdissement ne sert à personne. »

Pour créer ces espaces de vie commune, la mairie exigera dorénavant des dégagements végétalisés aux extrémités des aires de stationnement de trois et quatre unités. Elle souhaite voir disparaître, à terme, les ruelles minéralisées de bout en bout.

Du côté des commerces, ils pourront proposer des cases de stationnement à destination des voitures de type Smart, plus compactes. « Cela va encourager les gens à se procurer de plus petites voitures », pense Richard Celzi, conseiller de Trétraultville.

Avantage métro

La principale innovation proposée est la modulation des exigences en fonction de la distance du bâti à la station de métro. « Ce sont des mesures audacieuses, indique le maire Réal Ménard. Nous souhaitons développer des pôles de transport autour de nos huit stations de métro. »

Ainsi, pour les habitations, le nombre minimal et maximal de places est réduit de 50 %. Pour les unités de moins de sept logements situées à moins de 250 m, il sera carrément possible de ne plus offrir de places. « Des familles viennent se réinstaller en ville aux abords des stations en espérant abandonner l’utilisation leur voiture. Ils veulent d’abord un cadre de vie pour eux et leurs enfants. »

L’arrondissement ne prévoit pas d’incitatifs pour modifier les stationnements déjà existants. Toutefois, les propriétaires qui souhaitent faire des changements pourront dorénavant le faire.

La modification au règlement devra toutefois passer en consultation auprès des citoyens. La réunion aura lieu le mardi 3 novembre, peut avant le conseil d’arrondissement qui avalisera la modification. Le nouveau règlement sera alors en vigueur dès décembre.

A propos Arnaud Stopa

Diplômé d’histoire et de journalisme, un océan sépare le quartier qui l’a adopté en 2013 et ses origines. Surnuméraire au journal le Devoir, (vidéo) journaliste pigiste occasionnel, critique de musique métal à ses heures perdues, il souhaite faire connaître Hochelaga et son évolution actuelle.

Un commentaire

  1. Je remarque, dans le quartier et ailleurs à Montréal, un nombre important de garages — la plupart dans les ruelles — qui ne sont pas utilisés pour garer des véhicules. J’ai lu en quelque part qu’un règlement interdit de les démolir parce que ça réduirait les espaces pour garer des voitures et augmenterait les voitures stationnées dans les rues. Mais de toute évidence, ce règlement est inefficace. Il le sera encore moins si on supprime le pavage des ruelles, sans parler de l’absence de déneigement l’hiver. Je ne crois pas qu’il soit pratique de verdir à la fois les rues et les ruelles. Pourquoi ne pas rendre aux ruelles leur rôle en en faisant de véritables voies (hiver comme été) donnant accès aux stationnements, dans des garages ou pas, et rendre la rue aux piétons et cyclistes, en la verdissant et en réduisant la superficie pavée pour le roulement et le stationnement des voitures? Il me semble que ça serait la mesure la plus efficace pour améliorer la qualité de notre environnement urbain et faire de nos rues de véritables milieux de vie, ce que les ruelles ne seront jamais vraiment.

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