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Où allez-vous prendre l’argent?

QuartierHochelaga relaie le texte d’opinion qui suit. Le contenu n’engage que l’auteure de ces lignes, Maryse Laurence Lewis, citoyenne d’Hochelaga, ancienne bénévole pendant cinq ans, au Centre informatique du PEC.

À quoi servira de « revamper » la promenade de la rue Ontario? Il existe assez de vampires qui délogent les pauvres, pour faire pousser des condominiums. Et suffisamment de nouvelles boutiques chics, pour ceux qui veulent transformer Hoch’lag en Homa. Inutile de gaspiller 600 000 $, cher Monsieur Ménard. Mieux vaudrait prendre cet argent pour rénover le Pavillon d’éducation communautaire (PEC), qu’on menace sans cesse de fermer.

Vous demandez souvent, à ceux qui vous parlent de projets sociaux : « Où allez-vous prendre l’argent? » On a fait germer 50 000 dollars, pour la réalisation d’une mosaïculture qui allait être léguée au compost, après trois mois. Cette représentation de « l’arbre de la famille » en aurait servi davantage, si on avait pris ce montant pour soutenir la garderie du PEC et l’aide aux femmes monoparentales.

Je veux sauvegarder le PEC et j’apprends qu’on a octroyé 140 000 $, pour un service d’imprimante 3D, avec une contribution de 100 000 $ du PEC. La direction veut s’automutiler? Diffuser la technologie est louable, mais jamais à ce prix, quand on risque bientôt de ne plus exister. À quoi sert une imprimante 3D, pour des gens qui n’ont pas d’ordinateur ou les moyens de se payer internet? Ils peuvent profiter de ces services de base, au Centre informatique du PEC.

De l’argent, on en trouve toujours, puisqu’on prête 37 millions de dollars — en garantissant un emprunt allant jusqu’à 71 millions —, pour la firme Vélo en libre service, qui gère les Bixis, éternellement en faillite en plus d’avoir recouru à un blogue frauduleux et à des préabonnements sans suite. On verra qui le remboursera, en 2023.

Dans le quartier, des gens « pédalent » dans la vie, parce qu’ils ne savent pas bien lire ni écrire, et au Pavillon d’éducation communautaire, on les aide à contrer cette lacune. On manque d’argent sur l’ile de Montréal? On a donné un million de dollars, pour une « œuvre d’art publique », dans Montréal-Nord. Des autobus tordus dans une roue géante, La véloce des lieux, installés entre deux boulevards passants! Et dans Ville-Marie, 180 000 $, pour un malaxeur géant, symbole de la mixité, le long du mur le moins en vue du Centre Jean-Claude-Malépart. La majorité de la population ignore sa présence.

Les auteurs sont les mêmes qui ont élevé un stéthoscope géant, à l’hôpital pour adulte du Centre de Santé McGill. Pendant qu’on subventionne à coup de centaines de milliers de dollars des artistes, on peine à maintenir la possibilité de pratiquer la poterie, la photo, les cours de langues, dans les Centres communautaires.

Vous voyez? De l’argent, il y en a. Dans Hochelaga, à Montréal, dans toute l’ile. Si on demandait aux anciens élus de la municipalité de rembourser l’argent obtenu, par collusion avec des amis de la mafia, nous pourrions rénover le PEC, construire des logements à prix modique, réparer les écoles de quartiers.

Mais avec M. Coderre, la Commission Charbonneau ira se promener avec les preuves compromettantes, en même temps que les égouts, dans le fleuve.

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