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QS s’engage à construire plus de 1000 logements sociaux dans Hochelaga-Maisonneuve

Le 24 août dernier, une cinquantaine de militants étaient réunis dans un petit local situé sur la rue Ontario pour le lancement de la campagne du candidat solidaire Alexandre Leduc qui compte bien ravir la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve à son adversaire péquiste, Carole Poirier. Celui-ci en a profité pour s’engager à construire plus de 1000 logements sociaux dans le quartier s’il est élu.

L’optimisme était palpable dans ce qui servira de quartier général à Alexandre Leduc et à son équipe pour la campagne électorale. « Cette fois-ci, c’est la bonne », est-il possible d’entendre de la part d’un militant. Le candidat pour Québec solidaire (QS) dans Jeanne-Mance-Viger, Ismaël Seck, est aussi confiant. « On va faire élire entre six et huit députés le 1er octobre, et Alexandre va être l’un d’entre eux », dit l’homme de 29 ans.

Porte-parole en matière de travail

La députée sortante de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé, est venue appuyer Alexandre Leduc. « J’ai besoin de lui à l’Assemblée nationale », a-t-elle dit. L’aspirante première ministre a profité de son passage pour annoncer que, s’il est élu, Alexandre Leduc sera nommé porte-parole en matière de travail. Elle a d’ailleurs rappelé les principales promesses de QS pour les travailleurs : hausse du salaire minimum à 15 $ dollars de l’heure, quatre semaines de vacances, plus de congés fériés et le droit à la déconnexion. « Hochelaga-Maisonneuve c’est un quartier ouvrier et nous, on aime les ouvriers », a-t-elle lancé aux militants et militantes.

Le candidat de QS, Alexandre Leduc. 

Des engagements en santé

Alexandre Leduc veut faire de l’assurance dentaire universelle un enjeu de la campagne dans Hochelaga-Maisonneuve. « Avec cet engagement, on veut brasser la cage, mais aussi forcer nos adversaires à prendre position sur la question », dit-il.

Il souhaite transformer les CLSC afin qu’ils soient ouverts en tout temps et qu’il soit possible d’y consulter un médecin. Il veut également changer la manière dont sont répartis les médecins afin d’en augmenter le nombre dans Hochelaga-Maisonneuve.

Des logements sociaux et un budget démocratique

Au sujet de la gentrification, l’ancien étudiant en histoire de l’UQAM s’est dit surpris de savoir que la candidate de la Coalition Avenir Québec Sarah Beaumier ne voulait pas augmenter le nombre de logements sociaux. « Il y a des listes d’attente tellement longues actuellement. C’est certain qu’il en faut plus. À QS, on s’engage à construire 1000 logements supplémentaires dans le quartier », dit-il.

Le jeune père de famille est conscient que QS ne formera probablement pas le prochain gouvernement. Malgré tout, il est confiant de pouvoir faire avancer ses idées s’il est élu. « On veut instaurer un budget participatif et ça, on peut le faire sans être au pouvoir », soutient-il. Alexandre Leduc souhaite en effet que 40 % du budget discrétionnaire puisse être utilisé pour des projets soumis et votés par les citoyens.

Bien que plusieurs observateurs croient que la souveraineté ne sera pas présente durant la campagne, le syndicaliste veut mettre cet enjeu de l’avant. « On va en parler et on va talonner nos adversaires péquistes là-dessus », affirme-t-il.

A propos Thomas Laberge

Thomas Laberge
Habitant dans Hochelaga depuis 3 ans, Thomas Laberge a quitté son Saguenay natal pour faire ses études à l’UQAM. Après sa maîtrise en science politique, il se tourne vers le journalisme. S’intéressant aux multiples aspects de la vie en société, il cherche maintenant à voir comment le journalisme peut être la continuation de la politique par d’autres moyens.

Un commentaire

  1. Pierre Langlois

    Au sujet de la gentrification justement, hier j’entendais le candidat Leduc (à l’émission de Michel C. Auger) se plaindre que la promesse de la CAQ de baisser les taxes scolaires ne touchera pas les locataires. Or, l’argumentaire des militants anti-gentrification (et de QS) repose sur la spéculation qu’elle provoquerait. Celle-ci fait augmenter la valeur des immeubles et gonflerait les comptes de taxes municipales et scolaires, des hausses qui seraient refilés intégralement aux locataires. Donc si j’ai bien compris, les comptes de taxes ont une importance démesurée quand il s’agit de blâmer les « gentrificateurs », mais quand il faut contredire la CAQ les comptes de taxes (comme par hasard) n’ont plus d’influence.

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