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La Place Simon-Valois, entre gentrification et mixité sociale (2/2)

On parlait déjà de la future place Simon-Valois dans les médias il y a 20 ans : à l’époque, le projet allait servir de tremplin pour une grande revitalisation du quartier défavorisé qu’était Hochelaga-Maisonneuve. Petite histoire de la place Simon-Valois.

Avant la création de la Place Simon-Valois, une ligne de chemin de fer la traversait.

En 1996, la Société de développement commercial (SDC) Promenade Ontario et le maire de Montréal Pierre Bourque rêvaient d’une place publique à vocation touristique, encadrée par une maison de la culture… et d’un tramway sillonnant le quartier sur les rails désuets du chemin de fer.

La SDC voulait déjà, à l’époque, rapprocher les touristes de « l’authentique montréalais » en misant sur les caractéristiques identitaires du quartier pour « offrir aux touristes une expérience typiquement hochelagaise », relate l’urbaniste Philippe Cossette dans son mémoire de maîtrise sur le sujet. Ce qui n’est pas sans rappeler le slogan de la SDC d’aujourd’hui : « Hochelaga, créatif et authentique ».

C’est véritablement avec la relocalisation de l’usine Lavo que la promenade Luc-Larivée et la place Simon-Valois ont pris forme. Situé entre les rues Joliette et Nicolet, le fabricant de produits d’entretien bénéficiait du chemin de fer du CN depuis 1951 pour la transportation de sa marchandise. La désindustrialisation du quartier, menant à l’arrêt du passage des trains, a forcé l’entreprise à se trouver un nouveau local à Rivière-des-Prairies.

La ligne de chemin de fer est devenue le Lien vert.

Le site de l’usine Lavo et le chemin laissé vacant par les rails désuets allaient être pour Montréal, un point de départ parfait pour la transformation économique et sociale du secteur.

« L’emprise ferroviaire représentait dès lors une opportunité pour y aménager un parc linéaire, favorisant la marche et le vélo dans un environnement calme, propre et paisible », explique le bureau du maire de l’arrondissement, Réal Ménard.

Après l’achat des sept terrains de l’usine, Montréal démolit les bâtiments et décontamine les terrains, puis organise, avec ses partenaires, la mise en valeur du site à des fins résidentielles. La place Simon-Valois, dont les plans ont été modifiés à de multiples reprises, est devenue celle qu’on connaît aujourd’hui : une place à vocation commerciale, avec en trame de fonds quelques logements privés.

Un article de Catherine Paquette.

Crédit photo : Atelier d’histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Simon Mauvieux/QuartierHochelaga

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