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Les élus dans la mire de Parole d’excluEs

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Dans le contexte de la campagne électorale, Parole d’excluEs, L’Accorderie et la SHAPEM ont conjointement organisé un souper citoyen réunissant une vingtaine de personnes le 11 septembre dernier au Carrefour Parenfants.

Le thème du souper, « Investir les lieux de pouvoir et se faire entendre », a permis aux gens présents de discuter du fonctionnement et de la structure du système politique canadien et de réfléchir à la participation citoyenne.

Pour la majorité, la confiance à l’égard des élus n’est pas au rendez-vous et le cynisme envers les politiciens d’aujourd’hui était palpable. Le désir de s’exprimer et de changer les choses était toutefois très ancré, pour certains.

 

S’adresser aux candidats

Paroles d'exclues
Le désir de s’exprimer et de changer les choses était ancré lors de la soirée, malgré le cynisme ambiant. — Crédits Arnaud Stopa/QuartierHochelaga

Au terme de la soirée, les citoyens présents avaient comme objectif de déterminer quelles étaient leurs trois plus grandes préoccupations, pour s’adresser directement aux candidats d’Hochelaga lors du débat organisé par la Table de quartier le 7 octobre prochain.

Après une discussion et une réflexion parmi 17 enjeux amenés sur la table par les organisateurs du souper, les citoyens présents ont fait leur choix : le premier grand enjeu est la lutte contre la pauvreté, qui passe par la requête de l’instauration d’une politique de lutte contre celle-ci.

L’alimentation est également une grande préoccupation. « On ne sait pas ce qu’on mange. Il faut que ça arrête ! s’indigne Johanne, une citoyenne dans la soixantaine. On ne sait pas si nos aliments contiennent des OGM, on ne sait pas d’où ça vient, et tous les pesticides qu’on ingère, c’est aberrant. »

L’égalité entre les hommes et les femmes est le troisième grand enjeu retenu, l’avortement et la prostitution étant deux sujets chauds qui ont tenu la discussion bien animée.

Lors de la discussion, Johanne a voulu rappeler l’importance de proposer des solutions. « Quand vous voulez donner à un député quelque chose pour qu’il aille travailler avec, pourquoi ne donnez-vous pas la solution qui vient avec ? Pourquoi il n’y a pas de changement ? Parce qu’ils n’ont pas de solutions. Ils ne sont pas dans le problème, ils ne le vivent pas », décortique la citoyenne, dont la réflexion a chaudement été applaudie par ses confrères.

Patrice Rodriguez, coordonnateur général de Parole d’excluEs, s’est dit grandement satisfait du déroulement de la soirée. « Tout ça est beau et intéressant et riche, mais si on ne passe pas à l’action, ce n’est pas très fort. L’importance et la valeur de ce qu’on fait vont prendre toute leur mesure quand on va être dans l’action. On ne doit pas en rester au discours. Il faut agir », évoque-t-il.

Parole d’excluEs est un mouvement qui promeut la dignité, vise à mettre fin à toute forme d’exclusion et encourage la prise de parole dans divers contextes.

A propos Florence Breton

Hochelagaise depuis quelques mois seulement, Florence a déjà apprivoisé et adopté son nouveau quartier. Elle joint QuartierHochelaga pour la couverture de la campagne électorale fédérale à titre de stagiaire. Passionnée, curieuse et engagée, elle souhaite que les gens du secteur s’intéressent à la vie politique et aux enjeux qui les concernent de près ou de loin.

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