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École Baril: démolition malgré sa valeur patrimoniale

Le pitre état de l’école Baril aujourd’hui.
Le piètre état de l’école Baril aujourd’hui.

Un avis commandé par l’arrondissement confirme que l’école Baril a un « intérêt patrimonial ». Le document ne se prononce toutefois pas sur la démolition de l’école.

L’« énoncé de valeur patrimoniale », produit par la Direction de la culture et du patrimoine de la ville de Montréal, a été déposé mercredi dernier au comité exécutif de la Ville de Montréal.

« L’école Baril représente un grand intérêt patrimonial. C’est une des premières écoles de la commission scolaire », souligne le maire de l’arrondissement Réal Ménard. Selon lui, il est « incontestablement » dommage que l’école, qui a été construite entre 1910 et 1913, soit détruite.

« Il y a trop de moisissures dans les murs pour garder l’école », tranche Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Elle explique que la CSDM avait demandé à ce sujet un avis à des experts qui ont par la suite donné des points de vue divergents. Certains plaidaient pour la destruction de l’école et d’autres, pour sa restauration.

C’est une lettre de la Direction de la santé publique qui a finalement fait pencher la balance en faveur de la reconstruction complète de l’école Baril. « Il y avait un risque à moyen et à long terme de voir les moisissures réapparaître, affirme Mme Harel-Bourdon. Nous avons fait le choix de ne pas courir de risque pour la santé des élèves et du personnel ».

De son côté, Réal Ménard accepte les raisons évoquées par la CSDM pour reconstruire l’école. « Ma position est celle de la Commission scolaire de Montréal », dit-il.

La CSDM va néanmoins s’inspirer de l’énoncé de valeur patrimoniale pour la nouvelle école, qui sera construite au même emplacement grâce à une subvention de 19 millions de dollars du ministère de l’Éducation.

Selon la présidente, il est « impossible de reprendre les murs au complet », mais la CSDM pourrait réutiliser certains pans du mur de l’ancienne école Baril pour le nouveau bâtiment. « Est-ce que nous allons garder certaines caractéristiques? Est-ce que nous pouvons reprendre certains éléments? Ce sont des questions que nous allons nous poser », affirme-t-elle.

Quant à savoir si des actions auraient pu être posées plus tôt pour sauver l’école, le maire de l’arrondissement affirme qu’il « ne le sait pas », étant donné que la gestion des écoles relève de la CSDM. Il répond la même chose quand lui demande d’expliquer pourquoi, sur les six écoles fermées pour cause de moisissures à Montréal, la moitié sont situées dans Hochelaga-Maisonneuve.

La Commission scolaire de Montréal n’a toutefois pas pu répondre à la deuxième demande d’entrevue que lui a envoyée QuartierHochelaga vendredi après-midi, puisque la présidente était en réunion tout l’après-midi à Québec.

A propos Anne-Marie Provost

Anne-Marie Provost
Anne-Marie est journaliste au 24 Heures et chef de pupitre au magazine Trente. Elle a auparavant travaillé comme comme stratège médias sociaux et gestionnaire de communauté, en plus de toucher aux relations de presse. Elle détient un baccalauréat en science-politique de l'Université de Québec à Montréal et un DESS en journalisme de l'Université de Montréal. Elle est passionnée par son quartier et s'intéresse à tout ce que les gens ne savent pas encore.

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