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Campagne électorale 2.0 dans Hochelaga

 

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Assurer une présence constante sur les réseaux sociaux est un réflexe que possèdent plutôt bien tous les candidats des grands partis dans Hochelaga. Malgré tout, Simon Marchand, du Bloc québécois, est celui qui peut se vanter d’être le plus actif sur le plus grand nombre de plateformes.

Inscrit et assidu sur Facebook, Twitter, Instagram, Foursquare et Reddit, le candidat bloquiste assure une présence multiplateforme pour rejoindre le public le plus large possible et afin de palier l’espace médiatique insuffisant accordé au parti qu’il représente. « Il faut essayer de se faire voir comme on peut », explique-t-il. Ce réflexe n’est pas hasardeux, selon le spécialiste en communication politique de l’Université Laval, Thierry Giasson. « On observe que les partis de l’opposition, les partis de gauche et ceux qui ont moins de chance d’emporter leur élection sont beaucoup plus actifs sur les réseaux sociaux », analyse-t-il.

Quant à elles, les candidates du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique Marwah Rizqy et Marjolaine Boutin-Sweet publient quotidiennement, mais uniquement sur Facebook et Twitter. Selon Thierry Giasson, cette démarche est suffisante pour un candidat, dans l’optique où chacun rejoint un groupe distinct. « Les usagers de Twitter sont soit des représentants des médias, soit des gens politisés et intéressés par une campagne électorale, alors que sur Facebook, on retrouve près de 70 % des Canadiens, donc on s’adresse à la population générale », compare-t-il.

Les trois candidats concernés sont pourtant d’accord sur une chose : l’activité sur les médias sociaux ne remplacera jamais une présence sur le terrain. « Les gens aiment voir le candidat, ils veulent voir que nous sommes plus qu’une pancarte », croit Marwah Rizqy. « J’aime rencontrer les gens un à un, faire du porte-à-porte et participer à divers évènements. C’est ma force », constate Marjolaine Boutin-Sweet, la candidate la plus âgée des trois.

Pour Thierry Giasson, il est effectivement impossible de gagner une campagne en mettant toute son énergie sur le Web. « On peut par contre la perdre en y commettant des erreurs. On peut toutefois gagner une élection en mettant le Web à profit, puisque cela permet de mobiliser la population sur le terrain », nuance l’expert. La députée sortante Marjolaine Boutin-Sweet, la seule ayant vécu la campagne de 2011, a pris conscience qu’il était inévitable d’utiliser ces outils. « Nous n’en étions pas là il y a quatre ans. Mais, de façon graduelle et naturelle, nous avons commencé à assurer une présence sur Facebook et Twitter », évoque la candidate, qui considère qu’elle a pu se faire connaître davantage de cette manière entre les deux élections.

 

Les intérêts locaux d’abord

Comme aspirant député, il ne faut jamais perdre de vue son électorat, rappelle Thierry Giasson. « Les candidats d’une circonscription doivent ramener le projet du parti qu’ils représentent en adaptant le discours politique à l’échelle locale », rappelle-t-il. Cet aspect de la campagne est effectivement pris en compte par les candidats. « Lorsque je publie, j’adapte le contenu pour expliquer aux gens d’Hochelaga ce que cela changera pour eux concrètement », expose la candidate libérale. Même principe pour les candidats néo-démocrates et bloquiste, qui adaptent le contenu transmis par leur parti sur le plan national, de façon plus locale.

La présence des politiciens sur les réseaux sociaux peut même amener les citoyens plutôt cyniques à s’intéresser à la vie politique, aux dires de Thierry Giasson. « Il ne faut pas oublier l’essence de ces plateformes, indique le professeur. Sur les médias sociaux, on met sa propre personne en valeur, on entretient une image. Les candidats sont vus comme des citoyens impliqués. C’est donc leur travail de sortir de la langue de bois et d’interpeller les électeurs. »

A propos Florence Breton

Hochelagaise depuis quelques mois seulement, Florence a déjà apprivoisé et adopté son nouveau quartier. Elle joint QuartierHochelaga pour la couverture de la campagne électorale fédérale à titre de stagiaire. Passionnée, curieuse et engagée, elle souhaite que les gens du secteur s’intéressent à la vie politique et aux enjeux qui les concernent de près ou de loin.

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